TANIÈRE

FACEBOOK ET INSTAGRAM AU TEMPS DE LA COVID-19

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Pour compléter l’analyse sur l’évolution des réseaux sociaux au temps de la Covid-19, nous avons interviewé Ugo CERIA, Head of Creative Shop – Facebook & Istagram.

Au coeur des tendances relatives aux médias sociaux et animant une équipe créative globale dont le but est d’explorer le potentiel des plateformes et créer des connexions significatives entre les marques et les individus,  Ugo nous parle de l’évolution de son métier et des réseaux sociaux en cette année particulière.

Quelle est votre fonction et quels sont vos objectifs au sein de votre organisation ?   

Je dirige le Creative Shop de Facebook pour l’Europe du Sud. De la direction d’art au planning stratégique, de la production à l’innovation technologique, notre mission est d’apporter de la valeur en collaboration avec les équipes des marques et les agences créatives. Nos plateformes évoluent de manière constante et, avec elles, la capacité de répondre aux attentes des individus, de s’adapter à leurs besoins. Pour cela, l’équipe du Creative Shop met en place des projets créatifs novateurs et mesurables qui nous permettent de tester, apprendre et ouvrir la voie à des nouvelles solutions créatives. Le domaine de nos projets inclut Facebook, bien sûr, mais aussi Instagram, Messenger, WhatsApp et Oculus. Au-delà des contenus publicitaires pour le fil d’actualité, les Stories, Reels, la messagerie, la réalité augmentée et la réalité virtuelle ajoutent un immense potentiel à nos explorations créatives, toujours centrées sur ce qui est vraiment significatif et intéressant pour les individus.

De quelle manière les réseaux sociaux se sont adaptés à cette crise ?   

L’évolution et le changement sont dans la nature même de nos plateformes, car les comportements et les nécessités des individus changent et la technologie évolue. La transformation, l’adaptation et l’innovation font partie de l’ADN de Facebook. Le mois de mars et le confinement ont bien évidemment modifié et amplifié certaines attitudes et donc accéléré le développement de nos plateformes. Selon notre recherche, dans ce mois exceptionnel l’usage du smartphone avait augmenté de 70%, celui des messageries de 45% et le temps sur les réseaux sociaux aussi de 45%. Le besoin de rester connectés malgré la distanciation avait fait augmenter de 70% la participation aux appels vidéo par Messenger. Cela a amené au lancement des Messenger Rooms et à une nouvelle importance de Facebook et Instagram Live. Les Groupes Facebook ont aussi joué un rôle fondamental pour le soutien entre individus. Tout cela a eu un impact direct sur notre travail pour les marques, que nous avons accompagnées dans la compréhension de ces changements soudains et dans l’adaptation de leur communication.

L’innovation de nos plateformes a aussi permis d’explorer des sujets devenus fondamentaux, comme la récupération de l’expérience du consommateur dans les points de vente (fermés ou très limités par les mesures du confinement) via des solutions digitales. Pour cette raison, par exemple, nous donnons de plus en plus d’importance au « Discovery Commerce » la possibilité pour les individus d’utiliser nos plateformes pour la découverte d’articles ou services qui les intéressent. Ils peuvent désormais effectuer le parcours complet qui va de la découverte à l’achat. Les  boutiques Shops notamment sont nés de cette vision stratégique et ont aidé un grand nombre de petites et moyennes entreprises à accélérer leur digitalisation au moment où la vente traditionnelle était en difficulté.

D’autre part, la pandémie a eu un impact immédiat sur les comportements et les attentes des individus. Par conséquence, nous avons assisté les marques sur trois sujets fondamentaux : la communication, les messages adaptés à ce moment exceptionnel, l’action, leur soutien actif aux causes sociales et aussi la vente, le maintien de leur activité de commerciale dans le contexte de cette crise. Nous avons aussi accompagné l’évolution de nos plateformes avec nos conseils créatifs, en intégrant des nouvelles solutions et en investiguant leur potentiel.

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De quelle manière les réseaux sociaux ont pu être « utiles » aux marques et aux consommateurs pendant cette pandémie ?   

Au-delà du service aux marques, Facebook a joué un rôle clef sur le terrain, dans le soutien actif des entreprises et des individus. Pour citer quelques initiatives en France, la diffusion de spectacles vivants (#ensemblealamaison et plus récemment #ensembleauspectacle) a permis de rapprocher les publics et les artistes quand la distance semblait inévitable.

Je voudrais aussi citer l’initiative #jelikemoncommercant avec laquelle plus que jamais Facebook tient son rôle de lien économique comme social, dans le quotidien des Français et des entreprises de toutes tailles. Il s’agit d’un partenariat d’envergure avec la CPME pour accélérer la digitalisation de plus de 150.000 petites et moyennes entreprises, soit près de 3 millions de salariés en France. Les commerces de proximité peuvent ainsi s’appuyer sur le numérique face à la crise et accélérer l’adoption de solutions digitales dans le cadre des restrictions sanitaires qui contraignent de nombreuses entreprises à rester fermées. 2 millions d’euros ont été consacrés aux petites et moyennes entreprises de Paris et d’Ile-de-France. Ces subventions s’inscrivent dans le cadre du programme mondial d’accompagnement de Facebook lancé au début de la crise du Covid-19, d’un montant de 100 millions de dollars pour soutenir jusqu’à 30 000 PME dans plus de 30 pays à travers le monde.

Un mot, une phrase pour conclure ?  

« People first », les individus d’abord. Deux mots qui incarnent la philosophie de Facebook dans la conception de ses solutions et le développement de ses plateformes. Je crois que cette priorité donnée aux individus, à leurs besoins et les aspirations est aussi en train de devenir la meilleure façon de repenser la stratégie de marque pendant cette crise et aussi pour les années à venir. J’ai la chance de voir surgir chaque jour avec mon équipe des nouvelles opportunités créatives offertes par l’évolution de la technologie mais quand il s’agit de décider si une idée, une innovation ou une campagne sont vraiment réussies, ce n’est qu’à partir de leur capacité de réponse aux attentes et aux intérêts des individus que nous pouvons en juger.

L’EVOLUTION DES MEDIAS SOCIAUX AU TEMPS DE LA COVID-19

L’EVOLUTION DES MEDIAS SOCIAUX AU TEMPS DE LA COVID-19 1138 1144 mrsheep

Cette période particulière a contraint les marques à une communication 100% digitale. Et c’est le social media qui s’est retrouvé au centre des problématiques de brand content des annonceurs.

Pour comprendre davantage l’impact de cette situation inédite sur les stratégies digitales des marques, Mushroom a interrogé : Jordane RABUTE, Directeur de la Stratégie LAFOURMI ; Laura ALCAIN, Head of Social Media et Influence MNSTR ; Marion BAUDEL, Directrice Social Media KISS THE BRIDE, Antoine VOLAND-LOGERAIS, Associé et Head of Strategy, PUZZLE.

Et si le coronavirus avait créé une réelle opportunité d’avancer de manière plus efficace ? 

La situation inédite à laquelle nous faisons face depuis mars 2020 cause de profondes mutations au sein des organisations. Antoine Voland-Logerais de l’agence Puzzle nous parle d’un catalyseur sur des grandes tendances déjà en germes depuis plusieurs années : accélération de la digitalisation des entreprises, distanciel… et care. Il ajoute : « On a probablement gagné 2 à 5 ans sur la digitalisation des organisations et des collaborateurs. Je suis enseignant à mes heures perdues. Utiliser Discord, Zoom, Mural, Miro… est naturel pour mes étudiants. Ça le devient aujourd’hui également pour leurs aînés. Il leur a fallu sauter à pieds joints dans le grand bain ! »

Au sein de l’agence Lafourmi l’agilité est également plus que jamais la règle. « On doit penser et produire plus vite, avec malheureusement souvent moins d’argent et des contraintes nouvelles. Cela demande à chacun plus de prises d’initiative, plus d’efficacité et souvent des équipes plus réduites en ‘mode commando’ », affirme Jordane Rabute.

En allant plus loin dans la réflexion, on constate que même la façon de communiquer des annonceurs et des gens a changé. Chez Mnstr, on pense que les marques, dans leur quête d’être connectées en permanence avec leurs publics, ont fait évoluer leurs besoins : des discours encore plus immédiats, encore plus agiles, mais toujours aussi consistants et en cohérence avec leur raison d’être, comme nous l’indique Laura Alcain. « Du côté des agences, dans notre objectif de répondre aux nouveaux besoins des annonceurs, on a dû apprendre à s’adapter en un temps record. Avant, on pensait à des discours ‘social friendly’, maintenant on pense à des discours ‘Covid friendly’ ».

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Les réseaux sociaux en avant poste ! De la créativité instantanée et de l’agilité !

Selon Jordane R. la créativité a explosé : « il y a eu de nouvelles manières de produire du contenu de qualité avec peu de moyens, d’autres qui étaient marginales qui sont devenus de vraies tendances. Les internautes, et notamment les plus jeunes, sont vraiment débrouillards et créatifs. J’ai hâte de les retrouver en entreprise car je pense que toute cette génération née après 2000 apportera énormément à notre secteur ».

On parle finalement d’accélération et renforcement de proposition de valeur et d’expérience de marques recherchés par nombreux annonceurs depuis le début de la crise, en se servant des réseaux sociaux. Mais dans le fond, comme avance Marion Baudel (Kiss the Bride) : « Et si la Covid 19 n’avait rien changé ? »

En effet, elle nous explique, « l’enjeux principal des annonceurs pendant la pandémie est d’être créatifs sur les réseaux sociaux, ok, mais finalement…n’est-ce pas toujours le cas sur les médias sociaux, où tout va si vite ?… »

Marion B. poursuit en affirmant que le métier est, malgré le contexte, toujours en constante évolution : rares sont les semaines ou les mois sans que l’on annonce une nouvelle fonctionnalité, une mise à jour d’une API, la naissance d’un mouvement, l’essor d’une nouvelle plateforme sociale… « Alors bien sûr, la situation actuelle impacte notre métier, mais finalement rien de révolutionnaire… Vis-à-vis des marques cela s’est traduit par une attente accrue sur le fait d’être utiles et transparentes. Et surtout pas opportuniste ! Il a donc fallu être à l’écoute, créatif, réactif tout en restant prudent, sans se précipiter ».

Et c’est finalement la créativité ou, comme on la définit chez Kiss The Bride, la « créactivité », le mot clé de cette période complexe.

Chez Mnstr, Laura A. nous en parle de manière très claire : « Les réseaux sociaux basés sur la créativité, sur la liberté de création de contenus et sur le partage en direct sont les grands gagnants aujourd’hui. Place donc à Tik Tok, Twitch et compagnie. Les autres essayent de se rattraper, de développer des fonctionnalités et se rendre utiles pour ne pas rester derrière : place aux features qui poussent au partage et aux conversations (les ‘threads’ sur Instagram, le ‘Vanish Mode’ -messages éphémères- sur Facebook, ou encore les ‘Fleets’ -stories éphémères- sur Twitter) et au développement du social selling (le ‘Market Place’ arrive sur Instagram et Facebook soutient le commerce de proximité, entre autres). Mais ceci n’est que le début : les réseaux sociaux ne sont plus du tout les seuls espaces conversationnels dans le monde digital et virtuel et la concurrence va devenir encore plus rude : le Gaming est déjà là ».

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Les réseaux sociaux, utiles aux marques mais également à la société ?

Antoine V-L. nous explique, en trois points, que les réseaux sociaux ont permis de garder le lien, qu’il soit business ou humain. Ils ont été et sont le premier support des solidarités. De nombreux mouvements spontanés se sont développés sur les réseaux : groupes d’entraide locale, initiatives pour mettre de la bonne humeur (Les 10 minutes du peuple),…

D’autre part, poursuit le Head of Strategy de Puzzle, les médias sociaux ont été déterminants pour maintenir la conversation, informer sa communauté, notamment sur l’évolution de la situation. La parole s’est libérée pour les citoyens… comme pour les marques : les derniers événements (dramatiques) ont forcés davantage les individus, comme les annonceurs, à prendre position. Par exemple, sur LinkedIn, il y a eu tout un mouvement pour soutenir les petits commerçants et les professionnels parlent aussi beaucoup plus facilement politique. A voir absolument : l’excellent thread de Raphaël Llorca sur la com’ de Monoprix. La situation a ensuite forcé la professionnalisation de la communication digitale des TPE et des indépendants, afin de pouvoir « survivre ».

Cette analyse est partagé également par Laura A.  : « Nous sommes en train de vivre une révolution. Et les media sociaux voient leur rôle changer de façon très surprenante : Les gens utilisent les réseaux pour retourner aux sources : se connecter localement, s’évader dans des univers plus simples et joyeux que la situation actuelle, ou encore rechercher l’authenticité.

Par ailleurs Le slacktivisme est plus fort que jamais (#MeToo, #BLM, etc) : les minorités, les messages de tolérance, l’acceptation de soi. Le social révolutionne aussi l’expression de notre identité (plutôt multiple) et notre intimité : les avatars, les messages audio…

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Et demain alors ?

Nous vivons une période très intéressante, affirme Antoine V-L. : crise climatique, crise économique, déliaison sociale. Et en même temps… c’est dans ces moments que l’on voit ce que l’on veut devenir en tant que société (et en tant qu’individus). Quel rôle les marques veulent-elles jouer là-dedans ? On parle beaucoup de raison d’être, d’entreprises à mission, de RSE… On est en plein dedans. Il y a encore beaucoup de « washing ».  Mais les entreprises doivent (et vont, par la force des choses) se positionner sur ces questions. C’est un moment-bascule, une « krisis » au sens grec.

Va-t-on aller vers des valeurs « refuges » ? La famille, les amis, se recentrer sur soi, ses proches et le local ? Les entreprises vivent un double mouvement : revenir à ses racines (son histoire, sa culture, ses dirigeants aussi) et se projeter (sa vision, sa mission). En termes de branding, c’est passionnant. Il y a de la place pour différents types de « récits ». Celui des valeurs patrimoniales et/ou de la nostalgie, le retour à l’Histoire, à quelque chose de concret et d’ancrer. On peut aussi avoir un storytelling fondé sur le (ré)confort, la chaleur, le cocooning pour une société blessée. Et il y a bien sûr, le discours engagé et la révolte : contre les inégalités et le réchauffement climatique. Les uns n’étant pas antinomiques des autres.

Pour Jordane R., l’évolution du métier passe avant tout par le terrain. « Dans le marketing ou la pub on pense qu’en lisant 3 études on comprend des millions de consommateurs. On est là, jeunes, aisés, au centre de Paris, dans des quotidiens qui n’ont rien à voir avec ceux de 95% des gens. Du coup on manque d’authenticité, de justesse, de vérité ».

D’autre part, le télétravail, largement opté aujourd’hui dans l’ensemble des organisations, peut être l’occasion de travailler depuis l’ensemble de la France et donc de mieux saisir l’état d’esprit de ceux que les marques cherchent à séduire. Et puis, créativement, cela serait aussi une source d’inspiration incroyable de laquelle on se prive aujourd’hui, affirme le Head of Strategy de LaFourmi.

Point de vue partagé par Marion B. qui explique que le télétravail peut-être une excellente opportunité pour chacun de trouver un meilleur équilibre vie pro et perso. Ce qui est essentiel pour excercer son métier avec envie et pouvoir avoir des idées qui, in fine, pourront permettre d’être plus « créactifs ».

 

 

LES 5 ETAPES POUR REUSSIR SA CAMPAGNE INFLUENCEURS

LES 5 ETAPES POUR REUSSIR SA CAMPAGNE INFLUENCEURS 2560 1707 mrsheep
WE ARE COM

Pour développer efficacement la notoriété et l’image d’une marque, les campagnes influenceurs sont aujourd’hui incontournables. La majorité des entreprises l’ont bien compris, avec 85% d’entre elles qui ont recours au marketing d’influence (Source : Mediakix).

Eh oui, une grande partie des consommateurs font confiance aux recommandations des influenceurs. En donnant leur avis, ces prescripteurs ont le pouvoir d’influer sur les modes de consommation de leur communauté. Collaborer avec eux dessine alors de vraies opportunités pour les marques.

Vous souhaitez réaliser une campagne influenceur ? We Are Com vous délivre les meilleurs conseils sont par ici !

1. Réalisation d’une base de données influenceurs

Consolidez une liste de 20 à 100 influenceurs correspondant à votre marque.

–> Méthode 1 – Recherches sur Google : tapez les mots-clés relatifs à votre secteur d’activité pour trouver les articles de blogs référençant les listes d’influenceurs.
Ex : « meilleurs influenceurs sport », « meilleurs blogs mode », « top 50 influenceurs food », etc.

–> Méthode 2 – Recherches par abonnements sur les comptes sociaux : identifiez des profils d’influenceurs intéressants dans les abonnements de ceux déjà identifiés.

–> Méthode 3 – Recherches par # : effectuez une recherche par # avec ceux identifiés dans les publications d’influenceurs pertinents pour identifier d’autres publications et profils similaires.

–> Méthode 4 – Recherches avec un moteur de recherche : à l’aide d’un outil spécialisé, identifiez les influenceurs référencés selon des mots-clés présents dans leur biographie et leurs publications, selon la localité, l’âge, le sexe, les centres d’intérêt de leur communauté.

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2. Qualification des influenceurs

Assurez-vous de l’intérêt des influenceurs pour votre marque :

–> Qualité du contenu (publications en phase avec votre image de marque).

–> Authenticité des commentaires (faible proportion de faux commentaires).

–> Taux d’engagement likes et commentaires (Taux d’engagement = Nbre likes ou commentaires / Nbre d’abonnés)

–> Fréquence et date de dernière publication (peu d’intérêt si non récente / fréquence trop faible = opération lente / fréquence de stories trop élevée = visibilité qui sera noyée).

–> Evolution des abonnés et abonnements (un saut peut traduire des achats d’abonnés ou l’usage d’un modèle follow/unfollow).

–> Localisation, genre, âge, centres d’intérêt, % de fake abonnés* (comptes inactifs ou faux) : à vérifier auprès d’un échantillon d’abonnés.

A l’aide d’un outil, accédez directement à toutes les informations des influenceurs:

  • la qualité de leur profil (note d’appréciation) ;
  • leurs dernières collaborations ;
  • le pourcentage de communauté réelle et active ;
  • leurs statistiques (taux d’engagement likes et commentaires, évolution du nombre d’abonnés, répartition de la communauté par genre, tranche d’âge, localisation, etc.)

3. Activation de la campagne 

Intéressez les influenceurs à collaborer et cadrez votre campagne.

–> Construisez une liste d’e-mails influenceurs : récupérez l’email dans la biographie ou via le bouton « contacter » présent sur le compte Instagram de l’Influenceur.

–> Créez un template d’e-mail : le 1er e-mail doit être concis et donner envie d’en savoir plus. Les détails techniques – telle que la rémunération – viendront plus tard dans la discussion.

–> Effectuez un envoi progressif d’e-mails groupé mais personnalisé.

–> Valider :

  • Le format de la campagne (nombre et fréquence de posts, stories, etc.)
  • Les éléments de communication (points clés de votre marque)
  • La rémunération
  • Le timing (dates et délais des publications)

A l’aide d’un outil, automatisez l’envoi d’e-mails et échangez en direct avec les influenceurs grâce à une messagerie instantannée.

Astuce : pensez à envoyer un brief à l’influenceur afin de récapituler les éléments clés de votre campagne.

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4. Rémunération des Influenceurs

Définissez la contre-partie à offrir aux influenceurs.

–> Demandez-vous ce que vous pourriez offrir comme cadeau à l’influenceur pour l’intéresser (invitation à un événement, places VIP, etc).

–> Si vous visez des micro ou nano-influenceurs (ceux dont ce n’est pas le métier, qui n’ont pas de statut juridique pour recevoir une rémunération), offrez une carte cadeau.

–> Pour les autres, réalisez un paiement. La rémunération dépend de divers paramètres : taille de la communauté, type de réseau social, rareté du produit, complexité du brief, etc.

5. Analyse de la campagne

Analysez la performance de votre campagne selon les critères suivants :

–> Nombre de likes et de commentaires

–> Reach des publications et nombre de vues des stories

–> Earned Media Value (indice monétaire de la visibilité)

–> Nombre de redirections vers votre site

–> Nombre de conversions (achats, formulaires de contact, téléchargements)

A l’aide d’un outil, réalisez un suivi automatisé de votre campagne, des analyses par influenceur et un bilan général (cible potentielle touchée, earned média cumulé, etc.).

Astuce : pensez à demander aux influenceurs de vous transmettre le nombre de vues stories.

 

 

SUR L’INCLUSIVITE DANS LA PUBLICITE

SUR L’INCLUSIVITE DANS LA PUBLICITE 774 629 mrsheep
Guillaume FOLLIERO DE LUNA
CREATIVE CONSULTANT & PRODUCER – YOU KNOW MY NAME
Guillaume travaille depuis plus de 20 ans dans l’accompagnement en stratégies de communication des marques premiums/luxe. Il nous livre ainsi ses réflexions et ses expériences sur une thématique devenue centrale : l’inclusion.

La communication et l’image des marques de mode, d’accessoires ou de beauté, secteurs parfois épinglés pour une forme de futilité, sont plus que jamais en quête de sens. Une quête devenue essentielle au cours de ces dernières années, et désormais presque vitale depuis la crise sanitaire, économique et morale que nous traversons.

Car au-delà de la création d’émotions, clé de voûte de toute prise de parole, de plus en plus de marques comprennent que le message publicitaire doit véhiculer une vraie valeur ajoutée : un discours pertinent, basé sur une vérité produit et une sincérité dans sa construction, qui vise non seulement à toucher les consommateur.rice.s, mais aussi à les sensibiliser ou les initier, en s’appropriant des thématiques comme la diversité, l’inclusion, la solidarité ou l’égalité des genres.

Si ces sujets font autant parler d’eux, c’est qu’il existe une réelle demande du public d’une meilleure représentation des pluralités par les marques. Cet enjeu est né avec les millenials et le développement des réseaux sociaux, et est désormais poussé par les générations Y et Z, qui sont au cœur d’une transformation profonde de cette industrie : elles devraient représenter bientôt à elles seules près de 45 % des achats de produits de luxe.

Et même si tous revendiquent l’appartenance à des collectifs ou des tribus, leur quête de « uniqueness », de représentation du « moi » dans son unicité et sa diversité, se fait de plus en plus prégnante.

Dans les années 90-2000, voire même 2010, l’inclusivité n’était clairement pas une valeur centrale ou stratégique dans les communications des marques de mode et lifestyle.
Sur les catwalks ou en couverture des magazines, Naomi Campbell s’est très longtemps sentie bien seule parmi les supermodels, toutes blanches de peau. Pire, lorsqu’une seconde modèle noire fit son apparition, Tyra Banks, il n’était question que de rivalité entre elles.

Les premiers changements sont venus de marques plus mainstream, Benetton en tête ou GAP aux Etats-Unis, qui ont contribué à une meilleure représentation de la diversité, en mettant en avant différentes origines et couleurs de peaux. Globalement, la diversité des corps, des âges et des genres mettra, elle, plus de temps à émerger.

 

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Aujourd’hui certaines marques lifestyle ont parfois du mal à se positionner par rapport à cette transformation radicale. Elles sont encore trop frileuses par rapport aux maisons de luxe qui y ont massivement adhéré, ouvrant la voie à l’inclusivité affirmée et assumée jusqu’au cœur de leur création et de leur communication. Une nouvelle stratégie insufflée et encouragée par leurs directeurs artistiques : des personnalités fortes et visionnaires telles que Alessandro Michele, Riccardo Tisci, Virgil Abloh ou Olivier Rousteing.

Dans l’univers très codifié de la beauté et du parfum, deux prises de parole ont particulièrement résonné. Celle de Gucci perfume d’abord qui a dévoilé en août 2017 son premier parfum Gucci Bloom incarné notamment par la mannequin américaine transgenre Hari Nef. Et celle de Chanel Beauty choisissant Teddy Quinlivan, également mannequin transgenre, pour promouvoir une campagne de maquillage en août 2019. Une grande première pour la plus iconique des maisons de mode, qui a marqué par là même un avant et un après. Si Chanel le fait, tout le monde peut le faire. Tout le monde doit le faire.

Cette même maison a d’ailleurs continué à faire parler d’elle, dans une moindre mesure, en faisant défiler lors de la présentation de sa collection automne-hiver 2020-2021, la mannequin néerlandaise Jill Kortleve. Une décision qui a créé la surprise car la jeune femme a foulé le podium en taille… 40. Soit la taille « commerciale la plus observée chez les femmes » selon l’institut français du textile et de l’habillement.

Quelques mois auparavant, Zara avait tenté une communication similaire en faisant poser pour son site e-commerce une modèle de cette même taille 40. Mais, à l’inverse, le bad buzz fut immédiat.
La démarche était pourtant louable, mais accompagnée d’une communication, elle, complètement ratée, à grands renforts de discours sur le « plus-size » enfin représenté. Une communication plus low profile, où les actions ne sont parfois que des petits pas, et où les preuves par l’exemple remplacent les grands discours, est la première règle à respecter. Avant d’être un levier d’image et de vente, l’inclusivité est avant tout une réalité qu’il faut comprendre, assimiler et respecter.

L’un des secteurs les plus concernés par ce nouvel impératif de diversité est probablement celui de la lingerie. En France, en quelques saisons, toutes les marques ont fait leur révolution. De Princesse Tam Tam qui revendique le non retouche, à Simone Pérèle qui joue désormais vraiment la carte « plus-size », en passant par les pionnières Chantelle et Ysé, puis Etam, Maison Lejaby… tous les acteurs se sont engouffrés sur la voie du body positivisme. Le Slip Français joue cette carte également, et chose assez rare pour être saluée, pour sa clientèle masculine aussi. Leur site présente des mannequins hommes aux formes rondes valorisées, la sacro-sainte tablette de chocolats n’étant guère représentative de l’ensemble de sa cible, on peut l’imaginer.

 

Mr Sheep, Mister Sheep, Mushroom, Cabinet de recrutement, chasseurs de têtes, chasseur de tête, communication, marketing, digital, innovation, technologie, Vivatech, agence, annonceur, Start up, agences, annonceurs, web, design, création, direction artistique, directeur artistique, expérienceDémarche sincère ou mercantile ? Probablement les deux, mais l’une n’empêche pas l’autre évidemment. Les lignes bougent, là est sûrement la priorité. Mais est-ce d’abord une opération d’image avant d’être une opération business ? En d’autres termes, les grandes tailles sont-elles pourvues en stock identique dans les entrepôts des marques ? Car c’est encore trop souvent sur ce point que le bât blesse. Ces images de femmes et d’hommes ronds avec des vergetures sont-elles d’abord et avant tout réservées aux réseaux sociaux? Les utilise-t-on également en campagnes d’affichage 4×3 dans le métro ou en affichage JC Decaux ? Biotherm Hommes a par exemple fait appel à Théo Curin, nageur de 19 ans quadri-amputé, pour incarner son image sur les réseaux sociaux. C’est déjà bien me direz-vous, mais probablement pas suffisant.

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Enfin, cette inclusivité désormais revendiquée se vit-t-elle également au sein même des entreprises ? La photo de famille des collaborateurs du Slip Français diffusée maladroitement par l’entreprise sur les réseaux en septembre 2019 et sur laquelle pas un seul collaborateur noir n’apparaissait laisse penser le contraire. A défaut de parler de révolution, parlons plutôt en France pour le moment d’une évolution du secteur.

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A l’international, la montée en puissance de cet impératif d’inclusivité est en train de faire sa première victime de poids: Victoria’s Secret. Longtemps leader de son secteur, en faisant l’apologie pendant des années de corps jeunes, maigres et blancs dans leur grande majorité, la marque aux célèbres « anges » connait désormais des pertes record et est montrée du doigt par une partie de l’industrie. Peu aidée il est vrai par les accusations d’attouchements répétés à l’encontre de son directeur marketing Ed Razek, ni les propos transphobes de ce dernier. L’homme a depuis quitté l’entreprise.

En mars de cette année, afin de remonter la pente et prendre le train en marche, Victoria’s Secret a révélé sa dernière campagne publicitaire mettant en scène une ancienne top désormais cinquantenaire, Helene Christensen, une modèle transgenre et des modèles « plus-size ». Difficile de ne pas y voir une grosse dose d’opportunisme.

A l’inverse le show festif, spectaculaire et d’une incroyable modernité de Rihanna pour sa marque de lingerie Savage x Fenty, lors de la dernière fashion week de New York (et visible sur Amazon Prime depuis le 20 sept 2019), aura marqué les esprits. En quelques minutes, il s’est imposé comme une référence en matière d’inclusivité, mettant puissamment à l’honneur tous les genres et tous les corps. Sur scène, les tops Cara Delevingne, Joan Smalls, Gigi et Bella Hadid ont côtoyé, entre autres, l’actrice transgenre de « Orange is the New Black », Laverne Cox, la chanteuse Normani, la mannequin doublement amputée des jambes Lauren Wasser ou encore Aquaria, la drag queen qui a remporté la saison 10 de l’émission « RuPaul’s Drag Race ». Respect.

Nous évoquions un peu plus tôt la frilosité de certaines marques premium ou dites de luxe accessible, a fortiori françaises, pour franchir le cap. L’une des marottes encore trop souvent discutées par ces marques lors de prises de brief pour leurs campagnes et de réunions sur leur image, est la représentation de la femme française, réduite la plupart de temps à la parisienne. Pendant longtemps, la référence absolue fut Inès de la Fressange, mutée par la suite en Caroline de Maigret, et désormais représentée par Jeanne Damas. Toutes trois blanches, brunes, avec ce je ne sais quoi, cet effortless chic qui les caractérise tellement, enviées pour leur allure, leur silhouette, leur culture… Annonceurs, réveillez-vous ! Même si cette femme française existe bel et bien, elle ne peut être réduite aujourd’hui à cette unique représentation. La parisienne a le droit, elle aussi, à sa révolution. Une révolution de corps et d’esprit.

La journaliste de mode Alice Pfeiffer, autrice du livre « Je ne suis pas parisienne », l’a bien compris en s’interrogeant sur toutes les autres femmes françaises trop souvent moquées. sans la « cagole », la « cougar » ou la « beurette », la parisienne n’existerait pas. Une diversité qui reste encore par ailleurs trop peu relayée par les leaders de la mode presse. En 2019, sur le  les 10 numéros que comptait le célèbre et influent Vogue Paris, une seule modèle de couleur était en couverture : Adut Akech Bior, et encore dans le cadre d’un triptyque de covers.

En novembre 2019, c’est le magazine ELLE Germany qui créait le scandale en mettant en couverture de son spécial « Back to black » (dossier déjà controversé en soi) une mannequin blanche. Et pire, s’il en est, se trompait de nom pour désigner l’une des modèles à la peau noire mises en avant dans l’un des articles en la confondant avec une autre modèle noire…

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Aujourd’hui, une marque, à travers ses différentes prises de parole, doit se rapprocher de tous ses publics, et participer à une représentation plus fidèle de la société. Il ne s’agit plus de vendre un produit via une icône presque irréelle, mais de mettre en avant ceux que l’on ne voit pas assez ou que l’on ne veut pas voir. Avec le bon ton et le bon traitement, c’est là tout l’enjeu.

La publicité se doit de répondre à cet impératif d’inclusivité. Il faut que nous prenions tous conscience que nous sommes les moteurs de ce mouvement. Mais la démarche doit être la plus sincère et légitime possible, et ne pas se résumer à une posture de communication. Au risque de sonner faux et de s’attirer les foudres des consommateur.rices.

LinkedIn passera-t-il le milliard de membres ? (et pourquoi cette question est futile)

LinkedIn passera-t-il le milliard de membres ? (et pourquoi cette question est futile) 676 500 mrsheep
Jérémie MANI
PRESIDENT – WEBHELP CANADA

Il paraît que Tik Tok a franchi la barre du milliard de membres en 2019. En si peu de temps, cela a de quoi justifier l’enthousiasme des medias. Facebook reste encore bien devant, avec plus de 2 milliards. Et oui, quand on parle de réseaux sociaux, « size matters » !

Enfin pour tous…  sauf LinkedIn !
Normal me direz-vous, c’est un réseau social principalement professionnel, donc moins grand public et moins dépendant de la publicité « mass market ».

Cela n’a pas empêché Microsoft (maison mère de LinkedIn), d’annoncer fièrement avoir passé la « barre » des 660 millions de membres. C’était début novembre, dans une annonce discrète mais les raisons de se réjouir de leur acquisition sont bel et bien là :

  • C’est 50% de plus qu’en 2016, quand Microsoft en a fait l’acquisition (n’en déplaise aux oiseaux de mauvaise augure qui prédisait un nauffrage)
  • C’est en croissance aussi bien aux USA (+8M en 6 mois)…
  • … qu’en Inde (+7M) ou au Brésil (+3M) !
  • Et LinkedIn compte près de 50M de membres en Chine désormais.

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Bien entendu, on peut rétorquer que ce ne sont pas les membres qui comptent mais les « actifs ».
Or cet indicateur semble également au beau fixe. Du moins si l’on en croit ce tout aussi discret slide présenté par Microsoft lors de son dernier rapport trimestriel.

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Le nombre de connections a grandi de 22% avec un record du taux d’engagement (et du nombre d’annonces de job publiées). Là aussi, il y a de quoi être fier des efforts faits pour que les utilisateurs soient plus actifs et plus réactifs aux publications.

Alors que la plupart des réseaux sociaux sont critiqués (pour leur coté addictif, leur manque de modération, les fake news qui y circulent…), LinkedIn reste à l’écart des reproches. Certes, il s’agit d’interactions avant tout professionnelles ce qui dissuade les membres de publier des commentaires trop acerbes, virulents ou d’aborder des sujets controversés. Enfin, en règle général, car il m’est arrivé de voir des propos qui n’auraient pas passé les filtres anti troll d’un Facebook ou d’un Youtube. Néanmoins, cela reste heureusement rare.

Plus surprenant, LinkedIn n’est pas (ou très peu) cité dans le débat très sensible de la « Data Privacy ». Pourtant, on y laisse un paquet d’infos ! Conscient que le sujet est sensible, le réseau social a publié dernièrement 4 grands engagements à destination de ses membres, affirmant œuvrer aux  » best possible decisions to protect our members and maintain their trust » :

  • « clarity, consistency, and control» sur les données personnelles
  • maintenir une « safe, trusted, and professional platform », notamment en supprimant à la pelle les faux comptes et en faisant la chasse aux scammeurs
  • « no unfair bias» quand il s’agit de pousser un profil plutôt qu’un autre, notamment vers les employeurs. Pas aussi simple qu’on ne croit !
  • « obligation to respect the laws», ce qui représente un sacré grand écart au vue de la diversité des pays où il est implanté.

Pour le moment, cela fonctionne très bien. LinkedIn a été désigné comme la plateforme la plus fiable pour la 3e année consécutive dans le Digital Trust Report de Business Insider Intelligence, devant Pinterest et Instagram.

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Une bonne résolution pour 2020 ? S’intéresser un peu plus à LinkedIn !

LA QUETE DES MOUTONS A 5 PATTES

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Jérémy CAMPY
Directeur Général – ADPULSE

Que se cache-t-il derrière la recherche de fameux moutons à 5 pattes ?

Le débat est grand autour de ces fameux moutons à 5 pattes au niveau RH, que l’on appelle de manière codée les LM5P. Mais que l’on soit pour ou contre ces recrutements, il est nécessaire de bien comprendre les véritables raisons qui nous poussent à chercher ce type de profils. Outre le terme « mouton », qui peut en dire long sur les caractéristiques du collaborateur qui devrait être à la fois parfait et docile, cet illustre candidat doit :

  • avoir toutes les compétences et qualifications requises
  • présenter une expérience professionnelle en adéquation avec le poste
  • posséder les mêmes valeurs que l’entreprise

Il faut également prendre en compte les grandes difficultés à identifier cet « animal rare », l’impact financier important pour les sociétés ainsi que le fait que ces profils hybrides sont fortement sollicités, souvent au détriment de l’anticipation des réels besoins des organisations.

Au vu de ces éléments, il est nécessaire donc de comprendre le « pourquoi » et pour « quelles raisons » nous avons besoin de ce type de candidats : pour nous rassurer ou pour assurer la pérennité de notre business modèle ?

Mr Sheep, Mister Sheep, Mushroom, Cabinet de recrutement, chasseurs de têtes, chasseur de tête, communication, marketing, digital, innovation, technologie, Vivatech, agence, annonceur, Start up, agences, annonceurs, web, design, création, direction artistique, directeur artistique, expérienceL’évolution permanente de nos métiers est-elle la réelle raison de l’hybridation ?

L’évolution permanente de nos marchés et de nos métiers nous pousse souvent à chercher des profils plus hybrides pouvant répondre aux différents enjeux stratégiques de notre société et à différentes tâches, voir d’assurer les missions de plusieurs postes à la fois : accélérer la croissance, développer de nouvelles offres, anticiper les nouvelles tendances du marché, …

Si l’on regarde davantage dans le rétroviseur, on se rend compte que la recherche de ces profils à multiples casquettes est souvent associée à une situation charnière pour notre société, à un moment où elle doit « passer un cap ». Après avoir subi une accumulation d’urgences liées à l’évolution de notre activité, nous nous mettons en quête de ce fameux LM5P avec la conviction qu’il saura mieux anticiper et qu’il nous permettra de ne plus subir les sujets. Cette situation est souvent déterminée par un manque de perspective de notre business modèle et de sa timeline, mais surtout par notre difficulté (ou notre hésitation) à prendre la décision de recruter un collaborateur pour des fonctions claires apportant une valeur ajoutée immédiate à notre entreprise.

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Et si les nouveaux moutons à 5 pattes étaient les entreprises ?

Il nous reste cependant un point important à aborder avec le LM5P qui, comme nous avons pu l’évoquer, possède toutes les compétences que les sociétés s’arrachent : qu’en est-il de la prairie recherchée par ces fameux moutons ? Et si, finalement, notre entreprise était le nouveau LM5P ?

Avec un taux de chômage des cadres de moins de 4%, les meilleurs éléments et les jeunes diplômés sont aujourd’hui en attente de beaucoup plus de la part des organisations. Les cases à cocher sont aussi devenues nombreuses et l’image ainsi que les engagements de la marque employeur n’ont jamais été aussi fortes.

D’après le supplément de l’été dernier de l’ECHOS Start : l’autonomie, la flexibilité, l’agilité, la transparence, l’inclusion, l’intreprenariat, l’engagement environnemental … seraient les principales garanties à donner pour attirer et fidéliser les talents.

Les marques doivent développer de plus en plus leur image sur les réseaux sociaux professionnels et plus généralistes et accompagnent leurs discours avec les témoignages de leurs employés qui deviennent ainsi des ambassadeurs pour l’entreprises (l’Employee Advocacy).

Au moment où les structures mutent vers une organisation « sociétale », on peut considérer que les attentes sont réciproques et légitimes et que la quête de l’idéal se fait clairement dans les deux sens.

CORPORATE MAIS PAS QUE…

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Emilie SEID
Directrice de la Communication – AGENCE CURIUS

Si c’est un secret, alors, il est de polichinelle. Les communicants le savent : incarner la culture d’une entreprise et la vision de ses dirigeants est primordial. L’enjeu est de réussir à concilier philosophie d’entreprise et philosophie individuelle, sans qu’elles ne trahissent leurs principes respectifs.

Et quoi de mieux pour adhérer à la philosophie d’une société que d’avoir des chefs de file engagés, inspirants et capables de se projeter ? Qui mieux que les managers pour mettre en phase leur structure et leurs talents ?

Il n’est pas facile de trouver sa place dans l’ADN d’une structure quand on ne l’a pas créée et d’autant plus de se sentir légitime pour l’incarner. Les managers ont une vraie responsabilité dans l’implication des équipes, ils doivent donner du sens à la relation et apporter plus de croyance pour faire adhérer tous les corps de métiers à l’histoire et à la vision de leur société.

Adieu donc à l’individuel ! L’entreprise, c’est le collectif avant tout. « Tout seul on va plus vite, mais ensemble, on va plus loin », dit le proverbe africain.

 

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Il est évident que d’être plus impliqué dans les fondamentaux permet aux collaborateurs de partager fièrement la vision de leur boite. D’autant que d’avoir des affinités et partager des convictions font que la relation est plus forte. Bousculer les modes de pensées et faire vivre à ses talents une véritable expérience est la clé pour leur donner envie de s’investir davantage dans le développement de l’entreprise.

Certains entrepreneurs l’ont d’ailleurs bien compris : les start-ups nées d’un engagement – comme Phenix, YukaAgricoolRespireL’embeillageOptimiam, Lilo…affichent clairement leur raison d’être et leur mission, adoptées et portées fièrement par les équipes. A l’inverse, dans certains grands groupes, la structure et le business prennent tellement de place qu’ils empiètent sur l’humain. Le dialogue est formaté, manque de conviction et de sincérité. Résultat : on parle beaucoup de team building mais les stratégies sont très peu partagées en interne, le discours se déforme et finit par se diluer. Et la culture groupe meurt à petit feu.

Parce qu’être trop corporate ne permet pas de tisser une relation authentique, ni personnelle. Une relation, c’est avant tout un partage de valeurs basé sur la confiance. Rien de pire qu’un échange intéressé et superficiel qui ne tienne pas compte des attentes de son interlocuteur…. Etre connecté aux autres avec un peu plus de profondeur et de générosité, changerait le quotidien de beaucoup !

En somme, quand philosophie d’entreprise et convictions personnelles sont alignées, chacun en sort plus fort. L’entreprise apporte alors autant qu’elle ne prend à ceux qui la font et tout le monde y gagne ! Alors, on s’y met ?

SURCONSOMMATION ET QUETE DE SENS

SURCONSOMMATION ET QUETE DE SENS 950 951 mrsheep
David RAICHMAN
Executive Creative Director – Digital & Innovation    Ogilvy Worldwide

Depuis quelques années, commencent à émerger, dans la Silicon Valley, des  mouvements qui mettent en cause toute une industrie qui pousse les individus à la surconsommation, notamment digitale. Qui déplorent l’utilisation des neurosciences à des fins purement mercantiles.

Nous pouvons remarquer la dépendance des populations (millennials, générations Z,…) aux réseaux sociaux. Selon une étude universitaire, les gens consultent leur téléphone 34 fois par jour. Mais d’après les spécialistes du secteur, on approcherait plutôt le chiffre sidérant de 150 consultations quotidiennes !

Derrière cette addiction, on observe des processus physiologiques et neurologiques qui se mettent en place et qui ont comme incidence un effet extrêmement agréable de plaisir, produit notamment par la sécrétion de dopamine, mais qui, malheureusement, ne participent pas au développement des capacités cognitives.

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Notre usage des technologies est devenu compulsif, sinon totalement addictif. C’est le réflexe de vérifier l’arrivée d’un message. Le désir d’aller quelques minutes sur YouTube, Facebook ou Instagram et de s’y retrouver une heure plus tard en train de faire défiler à nouveau l’écran en recherche d’un plaisir éphémère.

Selon les psychologues cognitifs, l’habitude est un « comportement automatique déclenché par des signaux situationnels » : ce sont ces choses que nous faisons plus ou moins consciemment. Les produits et services dont nous nous servons par habitude modifient notre comportement quotidien, et c’est exactement l’intention de leurs concepteurs. Nos faits et gestes ont été façonnés.

Comment tout cela a pu se déployer à ce point ? Avant tout, la responsabilité réside au sein de l’ensemble de l’industrie technologique qui, depuis dix ans, prise par le tourbillon du « tout est possible, donc faisons-le », a crée toute sorte de service et  produit ayant comme objectif de rendre les individus addicts et les pousser à la surconsommation.

D’autre part, il existe également toute une branche de la user experience coupable de ce système. Le livre d’Eyal Nil, « Hooked », touche du doigt la plus grande réussite marketing de ces dernières décennies : le processus infaillible qui permet de rendre un consommateur accro.

Au lieu de s’en remettre à des politiques marketing ruineuses, les entreprises créatrices d’habitudes lient leurs services aux routines des utilisateurs et à leurs émotions. Une habitude est enclenchée lorsque, sentant poindre l’ennui, l’individu se jette aussitôt sur Facebook. Une question lui vient à l’esprit, avant même d’exercer sa mémoire, il interroge Google. La première solution arrivée au cerveau a gagné.

La promesse que cela a ouvert aux annonceurs, au cours de la décennie passée, est celle de leur omnipuissance et de leur possibilité de rendre les consommateurs complément assujettis à une marque/produit/service. Soit en créant des contenus ou des services « ad hoc » afin de rendre les individus dépendants, soit en profitant de leur addiction pour insérer, à l’intérieur de leurs usages quotidiens, de la publicité.

Aujourd’hui, des start-up sont en mesure de modifier en profondeur les comportements en amenant les utilisateurs à passer par des séries d’expériences appelées hooks (« harpons »). Plus le consommateur est harponné, plus il est susceptible de se créer de nouvelles habitudes.

Cela pose un considérable problème éthique pour les annonceurs . En effet, pour certains, on peut invoquer la non-conscience des effets néfastes de leur communication, notamment digitale, sur les individus. Néanmoins, à titre d’exemple, si Steve Jobs ne permettait pas à ses enfants d’accéder aux produits Apple comme l’iPad, c’est parce qu’il savait pertinemment les risques sur le développement cognitif des plus jeunes.

Mais comment modifier, aujourd’hui, ces comportements (très) ancrés des individus ? Les gens ne sont plus en mesure de faire la distinction entre plaisir et bonheur. En effet, ils pensent que le plaisir est le bonheur car le fait d’être en « surcharge quotidienne » de dopamine crée une forme de satisfaction.

Le problème réside dans le fait que ce processus est extrêmement fugace : une fois terminé cet « état de grâce », les individus partent à nouveau à la recherche de cette béatitude éphémère, les yeux rivés sur leur téléphone afin de trouver un sens qui n’existe pas.

Une sorte de frustration permanente surgit si nous nous laissons gouverner par des automatismes réglés par la seule notion de manque, de besoin de quelque chose qui est dans l’outil technologique.

La contradiction, existante aujourd’hui, est que nous possédons des formes très avancées « d’intelligence » technologique et créative mais cela est mise au profit de choses relativement pauvres de sens. On arrive à faire de la 5G pour que les individus voient des vidéos de chats en ultra haute définition sur Youtube !

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Tout cela pose bien évidemment des questions vis-à-vis des annonceurs, des communicants, des consommateurs mêmes ! Dans une époque où les gens sont en pleine prise/crise de conscience de leur aliénation, profonde et sociétale !

Alors, comment communiquer autrement ? Comment pousser les annonceurs à faire de ce problème éthique, un enjeu sociétal ? Comment utiliser les sciences comportementales pour apporter un sens à la communication ?

Par ailleurs, l’idéal du Web dans les années 2000 était de rendre l’information, le savoir, la connaissance accessible à tous, dans un élan utopique de démocratisation (or, aujourd’hui on est loin de cet idéal).

A titre d’exemple, on peut citer le nudge créatif à la gare des Mureaux.

Agacée par le manque de civisme de certaines personnes qui n’hésitent pas à uriner dans les coins tel des canins, la branche Transilien de la SNCF a fait appel à l’agence la division Creative Nudge de l’agence Ogilvy, pour tenter de régler le problème de façon créative dans la gare des Mureaux (Yvelines). Car le message d’interdiction ne suffit pas, le duo a eu recours au fameux nudge, terme anglosaxon décrivant une méthode psychosociale qui vise à modifier les comportements sans contrainte, au travers de différents leviers psychologiques.

Le nom de l’opération : Stade des Mureaux. Concrètement, c’est une piste d’athlétisme à l’extérieur de la gare avec son décor de stade, son chronomètre et son public, et des grands autocollants en forme de bulle placés dans le coin des murs à l’intérieur de la gare, représentant des sportifs grandeur nature jouant avec des ballons en volume. L’idée : rendre la scène bien trop gênante pour avoir envie de s’y soulager.

Lorsqu’on ne donne pas d’utilité particulière à un endroit, on laisse les gens décider d’eux-mêmes de son usage – par exemple d’en faire un endroit pour se soulager. Mais si l’on donne un nouveau rôle aux endroits en question – dans ce cas, la création d’une aire de jeu pour enfants – on communique de façon très simple aux candidats à l’épanchement « non, ce coin de mur n’est pas un endroit où l’on peut uriner ». C’est ce que l’on appelle un effet de cadrage en sciences comportementales». Et cela fonctionne. Le Stade des Mureaux a généré 88 % de réduction des actes sur une période de quatre semaines, et une baisse totale des actes dans la zone extérieure.

Cet exemple nous démontre que l’on peut utiliser les outils de la créativité pour faire  de la communication « responsable » génératrice de sens.

En synthèse, les annonceurs et communicants devraient prendre en compte la triade Sens/Consommation/Technologie pour les faire avancer de concert afin d’induire des comportements plus sains qui devraient améliorer nos relations sociales, notre sentiment de bonheur et nous donner plus de liberté et un sens à notre productivité.

L’EVOLUTION DU MARCHE DE LA COMMUNICATION

L’EVOLUTION DU MARCHE DE LA COMMUNICATION 4608 3072 mrsheep
Romain HAMARD
Co-founder WE ARE COM

Envie de changer de job ? Quelles sont les tendances du marché de l’emploi en Communication ? Quels sont les jobs du moment ? Pour répondre à vos questions, la team We Are COM a chassé les chasseurs de tête. Résultat : nous avons rencontré Elisa, Thomas et Régis, les trois associés de Mushroom, cabinet de recrutement des acteurs de la communication, du marketing et du digital. Nous les avons cuisinés et savons enfin ce que veulent les recruteurs. Hum !

Quelles évolutions notez-vous au sein des Dircom ?

Elisa Stoppa : La direction de la communication est passée aujourd’hui à un rôle de facilitateur et d’animateur de liens ; d’une logique de production de discours planifiés à une optique de conversation et de partage, de la communication de masse à la communication de proximité, etc. Le leitmotiv reste celui d’engager le dialogue avec les clients et les publics internes (acquis et potentiels) par le biais d’enjeux d’expérience de marque (notamment avec le brand content et la transformation digitale). De ce fait, les profils recherchés sont actuellement plutôt issus d’agence car ils disposent d’une vision digitale plus pointue ainsi qu’un regard 360° sur l’ensemble des aspects liés à la communication et à ses contenus.

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Certains communicants chez l’annonceur ont aussi une vision « couteau suisse » digital à 360°. Côté jobs, quels sont les nouveaux métiers en Communication ?

Thomas Dufournaud : Chez l’annonceur, on constate le développement des métiers liés à la transformation digitale :

  • • Le Chief digital officer – CDO a pour fonction d’accompagner l’entreprise dans ses changements internes induits par la digitalisation : formation, déploiement de nouveaux outils, communication auprès des collaborateurs, etc.
  • • Le Growth hacker a, quant à lui, l’ambition d’optimiser la croissance de l’entreprise en utilisant des techniques de marketing digital pour acquérir, convertir et retenir les clients.
  • • Le Data Officer, il est aujourd’hui considéré comme le gourou des entreprises. En tant que directeur des données, il joue un rôle clé dans la définition de la stratégie globale des organisations. Ayant pour but de faciliter l’accès aux données, il doit s’assurer de la fiabilité de celles-ci pour pouvoir les exploiter et les analyser, et ainsi permettre à la Direction de prendre les meilleures décisions.

En agence, nous remarquons la naissance d’un nouveau profil, hybride entre le planneur stratégique et le directeur de création : le Creative Strategist. Il est ainsi capable d’appliquer aisément des méthodologies d’audit et d’analyse et sait prendre de la hauteur pour visualiser un projet dans sa globalité. Doté d’une expression créative forte, il dispose des outils nécessaires pour animer des ateliers de travail avec le client et l’aider à co-construire ses recommandations.

A l’inverse quels sont les métiers « indémodables » en communication ?

Thomas Dufournaud : Chez l’annonceur, le poste de Directeur de la Communication est évidemment toujours inéluctable mais ce dernier se modernise et s’entoure de nouvelles expertises. D’autre part, nous remarquons le retour en puissance d’un métier «historique» qui devient de plus en plus recherché, tant chez l’annonceur qu’en agence : le Content manager. Aujourd’hui, le nom d’une marque ne suffit plus ; créer un contenu pertinent en soutien au produit peut s’avérer fort utile. Longtemps considéré comme secondaire, le Content manager est donc en train de devenir incontournable pour créer de la valeur et augmenter l’expérience de marque en interne comme en externe. Par ailleurs en agence, les métiers liés à la relation clients (chef de projet, directeur de clientèle, directeur conseil, etc.) restent des fondamentaux pour créer, gérer et développer un lien fort avec les marques et leur ADN.

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Quelles sont les attentes de vos clients recruteurs ?

Régis Bruneau : Quel que soit le profil souhaité, nos clients demandent une certaine « expertise ». Il est aujourd’hui plus rare de recruter des profils « généralistes » car nos interlocuteurs recherchent davantage des compétences bien déterminées (contenu, social media, data, CRM, etc). Evidemment, le candidat idéal doit présenter une compatibilité avec l’ADN de l’entreprise mais également posséder une certaine polyvalence pour évoluer dans un environnement en changement permanent. Il est aussi utile de préciser que les soft skills sont de plus en plus appréciés et regardés par nos clients : la résistance au stress, la curiosité ou encore le goût pour l’entrepreneuriat.

Entre nous… vous autres chasseurs de tête, comment trouvez-vous vos proies ?

Elisa Stoppa : Nous avons construit, fort de nos (bientôt) 10 ans d’existence, une base de données qualifiée importante qui nous permet de contacter très rapidement les candidats potentiels. Ces profils sont, d’ailleurs souvent, nos meilleurs prescripteurs car source de mises en relation avec d’autres candidats. Puis pour compléter cette première recherche, nous consultons de manière quotidienne les réseaux sociaux et, plus particulièrement, LinkedIn.
Enfin, le parcours initial des consultants du cabinet, sur des fonctions Communication (en agence et chez l’annonceur), nous permet d’être en permanence au cœur de l’écosystème communication / digital et d’interagir avec des experts au quotidien.

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Au fait quelle est votre définition de l’expérience candidat ?

Thomas Dufournaud : Les recruteurs (RH, managers ou patrons) doivent créer un environnement dans lequel le parcours du candidat est lisible et engageant pour l’avenir. Projeter une image parfaite de son entreprise sera un coup d’épée dans l’eau si les actes ne suivent pas et, inversement, il sera difficile d’attirer les meilleurs talents avec une image négative en termes de marque employeur.

Cette notion englobe différents items dont les plus significatifs sont les suivants :

  • La capacité de séduction depuis le premier contact (téléphonique et/ou physique),
  • Un parcours de recrutement simple et transparent (informer le candidat des différentes étapes à suivre),
  • Le feedback, qu’il soit positif ou négatif. Un manque d’information ou un processus de recrutement trop long peut rebuter à jamais un candidat potentiel,
  • L’organisation capillaire de la première journée d’intégration du profil choisi. Pour bien débuter dans une entreprise, rien ne fait plus plaisir que de voir que sa venue a été préparée et annoncée.

L’entreprise qui réussit à aligner l’ensemble de ces éléments aura, en grande partie, contribué à parfaire sa marque employeur et ainsi attirer les talents.

Pour finir, quels conseils pour réussir un entretien quand on est communicant ?

Régis Bruneau : En premier lieu, travailler autant le fond que la forme. Cela peut apparaître anecdotique mais nous rencontrons au quotidien d’excellents profils qui ne font aucun effort sur leur présentation papier (le fameux CV) et orale (votre story telling). Ce n’est pas parce que vous êtes issus de grandes marques ou de grandes agences que le processus de recrutement est gagné d’avance. Il s’agit, en quelque sorte, de formaliser une certaine humilité qui sera appréciée lors de vos interviews.
Ensuite, il est également important de se renseigner sur vos interlocuteurs et l’environnement. Un basique en communication ! Se rendre en costume en agence publicitaire ou, à l’inverse, en baskets à la dircom d’une banque (même si vous êtes un créatif !) peut être rédhibitoire pour la suite de vos entretiens. Enfin, pensez à parfaire votre anglais, tellement important aujourd’hui…

 

Source : We Are Com

L’AGILITE DU BOARD

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Manuel DIAZ
Président Emakina.fr

Nous vivons actuellement dans une économie « en accélérée ». Qu’il s’agisse de services ou de produits, les mutations sont extrêmement rapides. Prenez, par exemple, l’industrie du luxe et comparez le nombre de défilés d’il y a 20 ans à celui d’aujourd’hui. Ce chiffre est multiplié par 10 !

Dans l’univers des nouvelles tehnologies, un nouvel IPhone est proposé a minima tous les ans….

Dans les services, c’est exactement la même chose. Une fois une prestation vendue, il faut suivre le client, répondre à ses questions, vérifier les usages, être réactif sur le SAV, etc.

Nous subissons, en somme, une économie qui a un rythme cardiaque beaucoup plus élevé qu’auparavant.

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Les structures ont, ainsi, instauré des systèmes afin  de produire par itérations, plus rapidement et sur des cycles plus courts. C’est ce qu’on appelle, depuis quelques années maintenant, « l’agilité » .

Mais le paradoxe de cette organisation est que le top management ne fonctionne absolument pas en « mode agile ». Le board agit encore dans des cycles en V où il élabore des « roadmaps » pour l’année entière. Il prédit, en somme, une réalité « mouvante » q4 en janvier !

Donc nous avons, par définition, des équipes opérationnelles qui travaillent en agilité et un top management qui réside encore dans un système de pilotage très classique.

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Alors, la question clé est : « Comment peut-on faire travailler aujourd’hui un board en agilité ? »

Est-ce qu’on permet à l’opérationnel d’interpeller un comité de direction, de créer un ticket d’incident pour attirer l’attention du top management sur un sujet ? Et comment peut-on traiter cet incident dans un délai d’une semaine, dix jours, maximum (ce que nous demandons habituellement à nos équipes opérationnelles) ?

Déjà, posons-nous une autre question fondamentale… Pourquoi le board n’est-il pas capable de travailler en agilité ?

Parce que, tout simplement, le top management n’est souvent pas formé à ces méthodes et se protège d’une certaine manière en s’exposant le moins possible car l’agilité implique le fait de prendre des risques !

Une récente enquête Ifop met en avant le fait qu’actuellement, en France,  il y a 3 millions d’employés en souffrance au travail. Les causes :

  • Un manque de réactivité de l’organisation dans laquelle ils évoluent.
  • Une certaine absence de reconnaissance. Seulement 44 % jugent en effet que leur travail est reconnu à sa juste valeur par leur entreprise. Un faible score, d’autant plus frappant quand on le compare aux autres pays : 20 points de moins qu’au Royaume-Uni et 30  de moins qu’en Allemagne et aux États-Unis. « Nous nous trouvons en France dans une situation de déséquilibre où les salariés jugent leur travail utile, mais la reconnaissance associée insuffisante », dit le rapport. « L’écart entre utilité perçue et déficit de reconnaissance se conjugue avec les tensions liées à l’intensification du travail et aux concurrences internes. »

Cette reconnaissance, dont le manque est intimement lié à l’incapacité de réactivité du board, doit être distillée au quotidien. Il est ainsi nécessaire de rencontrer les équipes toutes les semaines, d’échanger avec les opérationnels a minima une fois par mois,…

Combien de sociétés se basent encore sur le fameux entretien annuel !

De plus, nous assistons à la présence accrue de « slash generations » dans nos équipes : des personnes qui multiplient les jobs, les passions, les activités annexes… Qui deviennent freelances et/ou qui montent des sociétés en parallèle ! Et ce multi-tasking demande une qualité relationnelle forte,  implique que le management tienne compte de la réalité mouvante de son organisation pour s’adapter à ces nouveaux formats de collaboration.

Et l’énorme enjeu auquel nous assistons, qui est notamment fortement ancré dans la culture française, est de sortir de cette vision pyramidale où plus on monte dans la hiérarchie, plus on est protégé et moins on est responsable. C’est ainsi l’antithèse du bon sens : normalement, être dirigeant signifie être responsable de ce qui ne fonctionne pas et être celui que prend les risques !

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« Gouverner c’est prévoir ! ». Le rôle d’un dirigeant c’est d’anticiper, de permettre à la base d’interpeller son top management, de diminuer au maximum le nombre de strates entre le board et le bas de l’organisation.

C’est ce qui disait Steve Jobs : « Je veux qu’Apple devienne la plus grande start up de la planète ! » .

Et savez-vous combien de comités de direction il y a chez Apple ? Zéro !

Il existe un CEO et des vice-présidents (en charge du hardware, du software,…). Ces VP s’appuient sur leurs équipes opérationnelles et, toutes les semaines, se réunissent afin de relater l’avancement du projet ». Et le travail du CEO est d’assembler ces voix ! De les orchestrer pour que cela puisse composer une belle harmonie !

On n’engage pas des collaborateurs pour leur dire ce qu’ils doivent faire, on les recrute pour qu’ils participent activement au projet. Si nous ne sommes pas prêts à accueillir cette contributon et à l’entendre alors on s’entoure de faire-valoir qui laisseront les dirigeants se planter… En beauté, à défaut d’être agiles !

DE L’INVENTIVITE

DE L’INVENTIVITE 4368 2912 mrsheep
Charlotte HOANG BITAR
Fondatrice et Présidente – AGENCE HIPPIE

Je me suis demandée pourquoi je parlais beaucoup plus volontiers d’invention quand j’évoquais la façon de conduire ma vie, de gérer mon agence, d’être une maman, une manager, que sais-je encore.

Car oui, j’invente beaucoup.

Je n’ai pas eu la chance d’avoir des parents modélisants  ou un manager inspirant, ni même un mentor pour me guider. Je n’ai ni religion, ni conviction politique viscéralement chevillée au corps. Par conséquent,  j’ai eu à inventer ma vie et ma carrière.

Dans le mot invention il y a la notion  d’ouverture et d’imaginaire. Un peu comme si l’aventure sans arrêt nous appelait. Inventer c’est se jeter dans l’inconnu avec courage, énergie et créativité. 

Je dis à mes collaborateurs, aux candidats : inventez ! Ici point de  job description ou  de moule dans lequel se fondre, je ne lis pas les CV et l’égrenage des expériences professionnelles ne m’intéresse pas. Il n’y a pas qu’une façon d’être account manager, ou directeur de production. Il faut inventer une relation au réel, au client, au sujet.

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Inventer avec ce que l’on a au fond de soi , un savant mélange d’intuition, d’imagination,  de compétences et d’adaptation au réel.

Je m’amuse quand on me dit qu’un chef d’entreprise doit participer à des conférences, faire 3 déjeuners par semaine ou passer son temps à animer son réseau. Avec un père médecin et une mère sans emploi, je me suis inventée professionnellement. j’ai tenté le concours du Celsa après des études de géopolitique sans avoir aucune notion de marketing.

J’ai découvert avec émerveillement  la com à 24 ans en dévorant le Que Sais-Je sur « les métiers de la communication ». Je suis devenue journaliste au Monde sans jamais avoir étudié le journalisme. Je donne des cours en MBA sur la créativité et la datavisualisation et je ne sais pas dessiner. J’ai inventé la chef d’entreprise que je suis en puisant dans mes valeurs humaines, dans mon coeur … mixées à quelques notions apprises à HEC.

J’apprends chaque jour de mes erreurs qui sont nombreuses, heureusement. En mode « live and learn », j’invente l’agence Hippie. J’invente ma vie. Car ce que je crois au delà de tout c’est que tout est toujours possible. Avec un peu de courage et beaucoup d’inventivité.

L’IMPORTANCE D’ETRE « INSURGENT »

L’IMPORTANCE D’ETRE « INSURGENT » 1200 675 mrsheep
Etienne TURION
CEO Webhelp Entreprises

Bain & Company a créé le concept de founders Mentality qui désigne les entreprises en forte croissance mais confrontées à des problématiques d’organisation.

Comment gérer cette progression tout en gardant l’agilité des « premières générations » ayant intégré l’entreprise. Cela a été résumé en un mot-clé : INSURGENT !

En 11 années passées au sein de Webhelp, j’ai pu vivre la transformation importante d’une structure qui a évolué de 3 000 à 55 000 collaborateurs ! Dès le début de l’aventure, Les deux co-fondateurs de Webhelp étaient focalisés sur l’esprit entrepreneurial, l’agilité.

Etant extrêmement attachés à cette notion, ils ont mis en place des programmes internes « insurgent », dans l’objectif d’ancrer les collaborateurs sur cette vision.

J’ai un mémoire un épisode assez récent que j’ai vécu et qui résume parfaitement la démarche « insurgent ».

Nous avions gagné, à l’époque, un gros appel d’offre avec un acteur américain spécialisé dans le IT, et cela à Athènes en Grèce, pays où Webhelp ne possédait aucune filiale. Il s’agissait alors, dans une période déjà assez réduite de trois mois (imposée par le client), de monter toute l’entité légale, de recruter les collaborateurs, de trouver les locaux, d’installer les infrastructures…

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En raison de problèmes internes, le client lors d’une réunion dans une salle d’hôtel à Athènes nous annonce ainsi que les opérations doivent commencer… DANS UN MOIS et demi !
Que faire ?

Nous avons, dans un premier temps, interrompu la séance afin de faire le point entre nous et de ne pas nous engager sur un timing que nous ne pouvions pas, décemment, respecter…

Face à cette situation de crise, le mot « insurgent » prend tout son sens. Soit, en effet, nous décidions de suivre les process (lourds) d’une structure de 55 000 personnes, soit nous options pour une méthode plus agile qui, dans les faits, « bypassait » un certain nombre de démarches internes.

Bien évidemment, avant de nous engager sur cette deuxième option, nous avions obtenu l’approbation de notre président qui, comprenant parfaitement la situation et analysant rapidement les risques mais également les bénéfices, nous a donné son « go ».

C’est à ce moment qu’une période très intense mais excitante a commencé, à Athènes, en pleine été !

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Une fois les locaux trouvés, nous avons été confrontés à d’importants travaux à effectuer, mais les ouvriers grecs en cette période estivale ne voulaient pas s’engager sur ces délais très serrés.

De ce fait, nous nous sommes retournés vers une main d’œuvre tchèque : 15 personnes sont arrivées depuis Prague, en fourgonnette, afin de travailler juillet et août pour la refonte des locaux.

En même temps, nous avons commencé à effectuer les entretiens, dans des conditions spartiates, au sein de salles de réunion d’hôtel, jusqu’à recruter une équipe de 100 personnes !

Ensuite nous avons trouvé des locaux temporaires pour les installer et assurer la business continuité pour le client…

En parallèle, nous avons mis en place toute la partie légale, paye, comptable, … dans un pays où notre marque n’était pas connue…

Le résultat de cet été passé en Grèce a été positif : nous avons tenu nos engagements en ouvrant les opérations 1,5 mois après le Go client. Une équipe Webhelp multiculturelle s’est retrouvée sous pression, mais très soudée. Le client a vu, en cette réactivité hors pair, une marque de confiance !
C’est ça l’esprit insurgent : l’agilité des structures courtes avec les moyens des grandes !

L’ACCELERATION DU MONDE EST UNE ILLUSION

L’ACCELERATION DU MONDE EST UNE ILLUSION 7360 4912 mrsheep
Frédéric FRERY
Professeur à ESCP Europe *

Comme vous l’avez certainement constaté, beaucoup d’articles de management, d’innombrables discours de dirigeants et quasiment tous les rapports de consultants ont à peu près la même phrase d’introduction, du type : « Alors que des vagues d’innovations bouleversent les positions concurrentielles, l’incertain est devenu la norme et les entreprises doivent constamment se réinventer. »

Par opposition à un passé supposé stable et prévisible, notre époque serait soumise à la volatilité, à l’incertitude, à la complexité et à l’ambiguïté.

Dans ce contexte, les solutions du passé seraient désormais obsolètes : à l’avantage concurrentiel – longtemps présenté comme le Graal de la stratégie – il faudrait préférer l’avantage temporaire, seul adapté à un monde intrinsèquement turbulent. Plus rien n’étant durable, l’innovation et l’agilité devraient se substituer à la construction d’une stratégie pérenne.

Et si tout cela n’était qu’une illusion ?

Bien sûr, les déboires de Kodak, de Nokia ou de BlackBerry soulignent que, de nos jours, même les succès les plus éclatants ne sont pas définitifs. Cependant, l’histoire montre que de tels effondrements ont déjà eu lieu dans le passé. Bien sûr, Google, Facebook ou Airbnb illustrent la vitesse à laquelle les start-up peuvent désormais accéder au rang de géants mondiaux. Cependant, c’est oublier que Ford a fait de même dans les années 1910, sa part de marché aux Etats-Unis ayant bondi de moins de 10% à plus de 60%.

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Au passage, entre 1900 et 1910, au-delà de l’automobile, une incroyable série d’innovations a secoué le monde, aux premiers rangs desquelles l’usage domestique de l’électricité, le téléphone, la radio, l’avion, le cinéma ou la chimie fine (dont les vaccins et l’aspirine). De même, l’immédiateté des communications n’a rien de récent : dès 1794, grâce au réseau de sémaphores des frères Chappe, neuf minutes suffisaient pour transmettre un message entre Paris et Lille. En 1834, des escrocs sont d’ailleurs parvenus à pirater ce réseau pour spéculer en Bourse, préfigurant les hackers d’aujourd’hui.

Par bien des aspects, notre époque est même plus placide que celles qui l’ont précédée.

Sur le plan économique, l’évolution du cours de l’euro nous semble erratique, au point que certains doutent de sa pérennité, mais c’est oublier qu’entre 1919 et 1923, le taux de change du mark est passé de 4 marks pour 1 dollar à 4 200 milliards de marks pour 1 dollar. On pourrait ajouter qu’entre 1915 et 2015 l’espérance de vie dans le monde a gagné trente ans (de 51 ans à 81 ans) et le taux d’alphabétisme a crû de 53 points (de 32% à 85%).

Comme l’a dit Bill Gates : « Même si cela semble fou, c’est vrai : nous vivons la période la plus pacifique de toute l’histoire de l’humanité.

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Notre époque est bien incertaine, mais elle ne l’est pas plus que toutes celles qui l’ont précédée. Savez-vous qui a déclaré : « Avant, les événements qui se déroulaient dans le monde n’étaient pas liés entre eux. Depuis, ils sont tous dépendants les uns des autres » ? Ce n’est ni Elon Musk, ni Mark Zuckerberg, mais l’historien grec Polybe… il y a 2 200 ans. S’intéresser à l’histoire, à l’économie et à la stratégie, c’est comprendre que l’incertitude est consubstantielle de l’évolution du monde. Postuler qu’aujourd’hui est plus incertain qu’hier, c’est être au mieux myope, au pire amnésique.

Frédéric FRERY. Professeur à ESCP Europe où il est directeur académique du European Executive MBA. Ses recherches portent sur l’innovation stratégique et il est notamment co-auteur de Stratégique, le manuel de stratégie le plus utilisé dans le monde francophone. Il est également professeur à l’École Centrale Paris et expert auprès de l’Association Progrès du Management (APM) depuis 2000.

Source : Harward Business Review

LE MENTORING INTERGENERATIONNEL

LE MENTORING INTERGENERATIONNEL 7000 3500 mrsheep
Nathalie LITVINE
Directrice Conseil – LINKFLUENCE

Après quelques années d’expérience professionnelle, particulièrement riches grâce à la bienveillance de deux mentors exceptionnels, j’ai débarqué dans la sphère digitale fourmillant de juniors qui m’ont beaucoup appris ; en même temps qu’ils ont su accepter mon coaching de « confirmée ».

C’est ainsi que j’ai formalisé toutes les vertus du mentoring intergénérationnel, qui est devenu un état d’esprit, bien conscient et si précieux! ☺

Faut-il encore vanter les vertus du mentoring intergénérationnel* ? … L’intérêt pour les novices de bénéficier du vécu des plus expérimentés ; et la chance pour ces derniers de lire leur époque avec une deuxième paire d’yeux, sous un autre prisme, offrant un autre éclairage sur l’avenir ; et ainsi une vision plus complète, plus juste, plus réelle. Dit ainsi, cela semble une évidence ; n’est-ce pas ?

En réalité, c’est moins simple. Car de part et d’autre, vivre « honnêtement » ce mentoring, et en tirer tout le potentiel, demande une ouverture d’esprit, le temps de l’écoute, une forme l’humilité voire de résilience face à la susceptibilité … un travail en soi, et sur soi!

Car il faut savoir reconnaitre ses propres erreurs d’appréciation nées d’une analyse rétrécie ; accueillir la réflexion de l’autre positivement et l’intégrer ; prendre le temps de déconstruire ses propres raisonnements pour les reconstruire ; sans bien entendu perdre son fil, et encore moins nier les précieuses intuitions qui l’ont tendu.

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A l’heure digitale (expression n’ayant d’ailleurs de sens que pour les pré-digital natives), les bénéfices du mentoring intergénérationnelne sont que redoublés.

Car le digital a bouleversé les modes et dynamiques de pensées, de la notion du temps à la notion de stratégie : l’immédiateté prime souvent pour les digital natives, parfois en dépit du bon sens ; quand le temps de réflexion pour les générations plus expérimentées en quête de sens peut les conduire à rater le train!

Aussi, ces deux paires d’yeux complémentaires, fondatrices de ce mentoring intergénérationnel, engagées ensemble, savent mieux concrétiser le concept d’agilité incontournable, mieux approcher la Gen Z et les Millennials, mieux appréhender la globalisation sans ethnocentrisme, mieux se positionner time to market, …

Ainsi, le mentoring intergenerationnel, sans dominant ni dominé, s’avère plus vertueux que jamais pour rendre les projets performants et faire des paris gagnants sur l’avenir… et sur soi-même ! … ce, tout en entretenant de belles relations et en prenant beaucoup de plaisir.

Bien au-delà d’une méthode, un état d’esprit …

* A’ ne pas trop vite associer au reverse mentoring, souvent abouti aux niveaux de l’équitable réciprocité dans l’échange et l’ouverture des champs à 360°

HISTOIRE D’UN CV

HISTOIRE D’UN CV 4638 3195 mrsheep
Audrey DELAVAULT
Directrice de La Communication – EUROPACITY

 Alors dans une agence de communication globale avec une expérience de quelques années en tant que Directrice de Clientèle, je recevais des candidatures pour accueillir une personne en stage. Parmi elles, une candidature spontanée avec un CV un peu moins fourni que d’autres et des expériences dans différents secteurs, un CV un peu court et pourtant une intuition en le lisant.

Il s’agit d’une étudiante que j’ai reçue quelques jours plus tard.  Elle avoue pendant l’entretien être un peu perdue, ne pas savoir quel choix de carrière faire, et a eu la franchise d’avouer contacter l’agence par défaut, et sans grande conviction sur le fait que cela lui plaise.  Elle a également reconnu qu’elle était curieuse, volontaire et assidue. 

Son Honnêteté, sa lucidité et sa franchise était déjà 3 grandes qualités. Je décide donc de la prendre en stage.  

MrSheep; Mr Sheep; Mushroom; cabinet de recrutement; chasseurs de têtes; chasseur de tête; digital; communication; publicité; marketing; annonceurs; agences; Start up; innovation;Il se déroule à merveille, nous gérons un dossier structurant et plusieurs compétitions, dont une très ambitieuse : une stratégie de communication à 3 ans pour un annonceur leader dans son secteur. Nous avons géré cela ensemble, de la prise de brief jusqu’à la présentation de la recommandation. Elle a suivi toutes les étapes de réflexion, de production et de montage d’un budget complexe avec grand intérêt en se challengeant, en proposant des idées et en s’investissant à fond dans le sujet. Elle s’est lancée dans l’écriture du volet opérationnel, une partie du retroplanning en étant intégré à toutes les phases sans exception.

Il était important qu’elle puisse au cours de son stage découvrir toutes les facettes d’un métier, ses missions les plus récurrentes et ses aléas. 

Quelques mois plus tard et son stage terminé, elle avoue le dernier jour savoir enfin ce qu’elle voulait faire et exercer dans les prochaines années. Continuer à travailler en agence. Travailler pour des marques dès projets et des entreprises. Les accompagner dans leur problématiques de communication.

Ce stage lui a permis de découvrir un métier qu’elle aime encore aujourd’hui, puisque 10 ans après, elle exerce encore en agence et est à présent une Directrice de Clientèle Senior. 

Quant à moi, maintenant chez l’annonceur après 18 ans passés en agence, je reconnais que cette expérience m’a appris qu’il ne faut se priver d’aucun choix de carrière, que douter peut être structurant, que la compétence ne fait pas tout, les soft skills, le savoir être sont clés pour évoluer dans une entreprise et au sein d’une équipe.  

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