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juin 2020

LE GROWTH HACKER

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Le Growth Hacking est un terme apparu en 2010 et désigne un ensemble de techniques mise en place pour favoriser la croissance de l’entreprise d’un point de vue des utilisateurs, du nombre de clients et de son chiffre d’affaires.

En combinant des opérations de marketing traditionnel et des compétences d’analyse sur la psychologie des consommateurs, les professionnels du Growth Hacking développent et trouvent des failles pour permettre une croissance rapide et efficace des entreprises pour lesquelles ils travaillent.

On parle de « hacker » dans le sens de trouver des failles et non pas dans le sens d’un pirate mal intentionné, le terme Growth signifie croissance le Growth hacker est donc littéralement un pirate de la croissance.

Pourquoi le Growth Hacking ?

Lorsque les startups lancent un produit sur le marché ils sont pour la plupart inconnus du grand public et doivent trouver moyen d’obtenir de la visibilité à travers des techniques de marketing, mais aussi, car cela n’est pas suffisant grâce à leurs capacités à faire le buzz, à innover et à se démarquer de la concurrence.

La où le marketing digital à ses limites, le Growth Hacking n’a de limite que l’imagination et la capacité à se remettre en question en permanence, l’acquisition de trafic en passant par des stratégies social média le Growth Hacking est une forme de marketing web parmi d’autres.

Les solutions de marketing traditionnel avec la publicité sur les réseaux sociaux ou les annonces (paid) payantes sur le réseau AdWord peuvent parfois avoir leurs limites. Si par exemple vous êtes dans un secteur trop concurrentiel ou parce que votre budget n’est pas suffisant pour, réellement être visible et faire basculer vos prospects sur un achat.

Il convient donc de trouver un moyen d’accéder à de la visibilité sans forcément dépenser de l’argent. La créativité est donc au cœur des techniques de Growth Hacking.

La matrice AARRR de Dave McClure

Le Growth Hacking et ses techniques sont presque toujours inspirés de la matrice de Dave McClure.

Dave McClure est un business Angel qui définit le tunnel de conversion logique que selon lui toute startup devrait prendre.

La matrice AARRR : Acquisition, activation, rétention

Voici les étapes de la matrice AARRR : 

Acquisition : attirer dans un premier temps les internautes sur le site internet

Activation : Générer des leads ou faire adhérer les visiteurs. Il faut garantir une première expérience satisfaisante du produit ou du service à vos utilisateurs

Rétention : faire adhérer vos visiteurs c’est bien, les garder captifs c’est mieux.

Referral : Transformer vos clients en ambassadeur de votre marque

Revenue : Avoir des utilisateurs c’est bien, générer des revenus c’est mieux, il est venu le moment de gagner de l’argent.

Commençons par vous présenter quelques exemples bien connus de Growth Hacking

1 – Être prêt à recevoir de la visite de journalistes

La presse est incontournable pour permettre à votre entreprise d’être connu par un maximum de personnes, pour avoir une chance d’obtenir un article de presse vous devrez préparer le terrain en proposant sur votre site une rubrique presse avec l’ensemble des informations sur votre produit, si vous pouvez rédiger un communiqué de presse, et mettre à disposition des photos et des images de votre produit haute résolution alors vous aurez plus de chance d’obtenir des publications.

Un dossier de presse bien ficelé avec votre proposition de valeur, une biographie des dirigeants et l’ensemble des informations sur votre entreprise sera très apprécié par les journalistes qui n’auront plus qu’à récupérer ses informations de qualité pour les publier sur leurs médias.

2- Ventes additionnelles

Proposer des ventes additionnelles est une technique de croissance intéressante que vous pourriez mettre en place. Lorsque vos clients procèdent à un achat, vous pourriez par exemple grâce aux mails leur proposer un produit additionnel en correspondance avec l’achat précédent, cela peut être un accessoire, ou un service complémentaire avec une réduction.

3 – Appeler vos clients

En apprendre plus sur vos clients est très important, lorsque vous avez réussi à en convaincre un, appelez-le pour savoir ce qui l’a fait basculer sur l’achat. Cela vous permettra d’amplifier ce qui fonctionne afin de vous remettre en question et d’améliorer votre produit. Un contact direct avec vos clients pourrait renforcer votre proximité et leurs confiances.

4 – Pop-up de rappel

Essayez de rattraper vos clients avec la mise en place d’un pop-up de rappel, lorsque vos clients s’apprêtent à quitter la page de votre site, vous pourriez le détecter et mettre en place une offre spéciale, ou offrir quelque chose en échange d’un émail. Ça évite à votre client de partir les mains vides et s’ils ne sont pas dans une démarche d’achat, capturer leurs mails pourrait vous permettre de les transformer par la suite.

5 – Utiliser d’autres canaux de communications

Les mails sont souvent boudés par les utilisateurs et les outils de détection de spam sont performants, savez-vous qu’il existe d’autres canaux de communications digitales comme les SMS par exemple ?

Le taux d’ouverture des SMS est très élevé, on parle de presque 100 %, vous pourriez réfléchir à mettre en place des campagnes SMS sur vos prospects ou anciens clients avec une offre spéciale.

6 – Offrir quelque chose

Pour vous permettre d’acquérir des prospects ou récupérer des adresses e-mail, vous pourriez très bien offrir quelque chose à vos visiteurs comme un livre numérique ou une formation gratuite sur votre domaine de compétence.

Une bonne technique pour obtenir des e-mails de prospects à moindres frais.

7 – Généraliser les A/B Testing

Les A/B testing, vous offrent l’opportunité de tester plusieurs arguments marketing pour un même produit afin de trouver ceux qui convertissent le mieux, vous pouvez par exemple créer deux landing pages pour choisir finalement celle qui va générer le plus de conversions.

8 – Utiliser vos anciens clients

Le témoignage de vos anciens clients peut-être une arme redoutable lorsque l’on sait que les internautes attachent énormément d’importance aux témoignages d’anciens utilisateurs. Soyez sincère et jouez le jeu pour afficher de véritables commentaires sur l’expérience qu’ils ont reçus.

9 – Segmenter votre contenu

Afin de vous permettre d’améliorer vos stratégies, segmenter votre contenu et créer une landing page par produit, si vous avez des annonces Adwords votre page de destination doit correspondre au sujet de votre annonce. Évitez de rediriger systématiquement sur votre page d’accueil, mais préférez une page plus adaptée à l’annonce.

10 – Créer des concours

Les jeux-concours sont faits pour faire parler de vous : faite par exemple, gagner quelque chose d’intéressant et proposer le sur les Réseaux sociaux, le jeu consiste souvent à liker vos pages, et à recommander votre site internet, grâce à votre jeu-concours vous pourriez recevoir un trafic supplémentaire non négligeable.

11 – Faire des articles format Check-list

Les articles aux formats check-list sont très appréciés, exemple : 10 façons de faire ses lacets

Bon, l’exemple n’est pas forcément intéressant, que dites-vous de : 10 manières de séduire une femme ?

Les articles publiés sur votre site ou votre blog avec le format check-list seront des vecteurs de trafic à condition de ne pas en abuser.

12 – Liens de partages partout

Vous devriez mettre des liens de partages partout dans votre contenu et sur vos supports marketing avec vos réseaux sociaux. Plus le partage est simple et rapide, plus vous obtiendrez de chance d’en recevoir.

N’oubliez donc pas d’ajouter les petites icônes

13 – Se connecter avec Google ou Facebook

C’est un excellent moyen pour faire de l’acquisition. Cela consiste à permettre à vos visiteurs de se connecter via Facebook ou Google, les social médias offrent des taux de connexion bien plus importants que sur une inscription classique (mail + code de vérification, etc.).

14 – Créer une page Google My business

Pour améliorer gratuitement votre référencement, ajoutez votre entreprise sur l’outil Google My Business, ainsi elle ressortira sur les outils de Google comme Google Maps ou dans les résultats de recherche ce qui améliorera également votre présence web.

Les Bons tuyaux : ou sont passés les tuyaux ?

Pour aller plus loin et trouver des astuces moins connues et plus pertinentes pour votre activité, vous devrez vous creuser la tête et faire preuve de créativité.

Si comme Sacha Distel vous ne savez plus ou vous avez mis les tuyaux, il existe des forums spécialisés ou vous pouvez partager vos astuces comme : https://www.growthhacking.fr

C’est un forum communautaire d’entraide pour échanger avec d’autres utilisateurs sur les dernières astuces.

Dans la liste des autres ressources intéressantes se trouve également : growthhacker.tv et growthhackers.com ainsi que le moteur de recherche QUORA

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Une formule magique ?

Expérience + Créativité x Audaces + Chance – Remise en question = Découverte d’un  « hack »

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Le secret du Growth Hacking c’est donc de découvrir une astuce que personne n’a encore exploitée afin d’en tirer profit et d’augmenter de manière exponentielle les performances de l’entreprise.

Une remise en question perpétuelle

Faire du Growth Hacking c’est aussi être capable d’apprendre de ses erreurs et de se remettre en question perpétuellement, c’est aussi s’adapter pour trouver la faille qui va vous permettre de faire exploser l’activité.

C’est donc un travail de fond et de créateur qui doit se faire libérer de toutes contraintes.

Mener des expériences

Comment parvenir à obtenir un résultat sans connaître la formule et le mode opératoire ? En menant des expériences.

On ne parle pas ici des techniques très connues que nous avons citées, mais d’expérience en rapport avec votre domaine d’activité et qui pourrait faire croître l’entreprise.

Apprendre à observer

Une grande qualité pour un Growth hacker c’est de savoir observer et analyser les comportements humains. Il doit avoir des aptitudes psychologiques pour connaître les réactions des consommateurs pour les comprendre et les utiliser au service de l’entreprise.

Commencer petit ou en faisant semblant

Fake it to make it > cette expression qui se traduit par : fait comme si, en attendant de pouvoir faire comme ça. Fake it to make it, est une technique de Growth Hacking qui a été utilisé par exemple dans les débuts de DROPBOX.

Elle consiste à présenter un produit qui n’est pas encore opérationnel techniquement pour expliquer son fonctionnement et générer de l’attractivité auprès des consommateurs.

Sans avoir à investir dans un produit fini, vous pourrez alors tester le marché avant d’engager de gros frais de mise en place.

Se servir d’autres acteurs du marché 

Impossible de parler du Growth Hacking sans vous expliquer l’histoire d’Airbnb.

Lorsqu’une startup décide de se lancer sur un marché et que celle-ci est totalement inconnue grand public,

il lui est nécessaire de faire le buzz, de dépenser un gros budget publicitaire ou trouver une technique de Growth Hacker.

Les fondateurs d’airbnb ont donc réfléchi au meilleur moyen de faire exploser leurs startups dans le monde de la location entre particuliers.

Ils ont donc observé et discuté avec des locataires et des propriétaires de bien pour voir leurs habitudes et réfléchir à la manière d’apporter une valeur ajoutée au marché.

C’est grâce ce brainstorming qu’en 2009, les fondateurs décidèrent d’utiliser l’un des sites de petites annonces les plus populaires aux États Unis : craiglist. Le site internet

craigslist draine en effet un nombre considérable d’utilisateurs, c’est un peu le « leboncoin » américain aux États-Unis.

En publiant les annonces et en spammant les utilisateurs sur craigslist pour leur proposer d’utiliser les services d’airbnb, il passe d’un chiffre d’affaires amorphe à une place de leader dans les solutions d’hébergement courte durer entre particuliers.

 

Source : Junto

SUR L’INCLUSIVITE DANS LA PUBLICITE

SUR L’INCLUSIVITE DANS LA PUBLICITE 774 629 mrsheep
Guillaume FOLLIERO DE LUNA
CREATIVE CONSULTANT & PRODUCER – YOU KNOW MY NAME
Guillaume travaille depuis plus de 20 ans dans l’accompagnement en stratégies de communication des marques premiums/luxe. Il nous livre ainsi ses réflexions et ses expériences sur une thématique devenue centrale : l’inclusion.

La communication et l’image des marques de mode, d’accessoires ou de beauté, secteurs parfois épinglés pour une forme de futilité, sont plus que jamais en quête de sens. Une quête devenue essentielle au cours de ces dernières années, et désormais presque vitale depuis la crise sanitaire, économique et morale que nous traversons.

Car au-delà de la création d’émotions, clé de voûte de toute prise de parole, de plus en plus de marques comprennent que le message publicitaire doit véhiculer une vraie valeur ajoutée : un discours pertinent, basé sur une vérité produit et une sincérité dans sa construction, qui vise non seulement à toucher les consommateur.rice.s, mais aussi à les sensibiliser ou les initier, en s’appropriant des thématiques comme la diversité, l’inclusion, la solidarité ou l’égalité des genres.

Si ces sujets font autant parler d’eux, c’est qu’il existe une réelle demande du public d’une meilleure représentation des pluralités par les marques. Cet enjeu est né avec les millenials et le développement des réseaux sociaux, et est désormais poussé par les générations Y et Z, qui sont au cœur d’une transformation profonde de cette industrie : elles devraient représenter bientôt à elles seules près de 45 % des achats de produits de luxe.

Et même si tous revendiquent l’appartenance à des collectifs ou des tribus, leur quête de « uniqueness », de représentation du « moi » dans son unicité et sa diversité, se fait de plus en plus prégnante.

Dans les années 90-2000, voire même 2010, l’inclusivité n’était clairement pas une valeur centrale ou stratégique dans les communications des marques de mode et lifestyle.
Sur les catwalks ou en couverture des magazines, Naomi Campbell s’est très longtemps sentie bien seule parmi les supermodels, toutes blanches de peau. Pire, lorsqu’une seconde modèle noire fit son apparition, Tyra Banks, il n’était question que de rivalité entre elles.

Les premiers changements sont venus de marques plus mainstream, Benetton en tête ou GAP aux Etats-Unis, qui ont contribué à une meilleure représentation de la diversité, en mettant en avant différentes origines et couleurs de peaux. Globalement, la diversité des corps, des âges et des genres mettra, elle, plus de temps à émerger.

 

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Aujourd’hui certaines marques lifestyle ont parfois du mal à se positionner par rapport à cette transformation radicale. Elles sont encore trop frileuses par rapport aux maisons de luxe qui y ont massivement adhéré, ouvrant la voie à l’inclusivité affirmée et assumée jusqu’au cœur de leur création et de leur communication. Une nouvelle stratégie insufflée et encouragée par leurs directeurs artistiques : des personnalités fortes et visionnaires telles que Alessandro Michele, Riccardo Tisci, Virgil Abloh ou Olivier Rousteing.

Dans l’univers très codifié de la beauté et du parfum, deux prises de parole ont particulièrement résonné. Celle de Gucci perfume d’abord qui a dévoilé en août 2017 son premier parfum Gucci Bloom incarné notamment par la mannequin américaine transgenre Hari Nef. Et celle de Chanel Beauty choisissant Teddy Quinlivan, également mannequin transgenre, pour promouvoir une campagne de maquillage en août 2019. Une grande première pour la plus iconique des maisons de mode, qui a marqué par là même un avant et un après. Si Chanel le fait, tout le monde peut le faire. Tout le monde doit le faire.

Cette même maison a d’ailleurs continué à faire parler d’elle, dans une moindre mesure, en faisant défiler lors de la présentation de sa collection automne-hiver 2020-2021, la mannequin néerlandaise Jill Kortleve. Une décision qui a créé la surprise car la jeune femme a foulé le podium en taille… 40. Soit la taille « commerciale la plus observée chez les femmes » selon l’institut français du textile et de l’habillement.

Quelques mois auparavant, Zara avait tenté une communication similaire en faisant poser pour son site e-commerce une modèle de cette même taille 40. Mais, à l’inverse, le bad buzz fut immédiat.
La démarche était pourtant louable, mais accompagnée d’une communication, elle, complètement ratée, à grands renforts de discours sur le « plus-size » enfin représenté. Une communication plus low profile, où les actions ne sont parfois que des petits pas, et où les preuves par l’exemple remplacent les grands discours, est la première règle à respecter. Avant d’être un levier d’image et de vente, l’inclusivité est avant tout une réalité qu’il faut comprendre, assimiler et respecter.

L’un des secteurs les plus concernés par ce nouvel impératif de diversité est probablement celui de la lingerie. En France, en quelques saisons, toutes les marques ont fait leur révolution. De Princesse Tam Tam qui revendique le non retouche, à Simone Pérèle qui joue désormais vraiment la carte « plus-size », en passant par les pionnières Chantelle et Ysé, puis Etam, Maison Lejaby… tous les acteurs se sont engouffrés sur la voie du body positivisme. Le Slip Français joue cette carte également, et chose assez rare pour être saluée, pour sa clientèle masculine aussi. Leur site présente des mannequins hommes aux formes rondes valorisées, la sacro-sainte tablette de chocolats n’étant guère représentative de l’ensemble de sa cible, on peut l’imaginer.

 

Mr Sheep, Mister Sheep, Mushroom, Cabinet de recrutement, chasseurs de têtes, chasseur de tête, communication, marketing, digital, innovation, technologie, Vivatech, agence, annonceur, Start up, agences, annonceurs, web, design, création, direction artistique, directeur artistique, expérienceDémarche sincère ou mercantile ? Probablement les deux, mais l’une n’empêche pas l’autre évidemment. Les lignes bougent, là est sûrement la priorité. Mais est-ce d’abord une opération d’image avant d’être une opération business ? En d’autres termes, les grandes tailles sont-elles pourvues en stock identique dans les entrepôts des marques ? Car c’est encore trop souvent sur ce point que le bât blesse. Ces images de femmes et d’hommes ronds avec des vergetures sont-elles d’abord et avant tout réservées aux réseaux sociaux? Les utilise-t-on également en campagnes d’affichage 4×3 dans le métro ou en affichage JC Decaux ? Biotherm Hommes a par exemple fait appel à Théo Curin, nageur de 19 ans quadri-amputé, pour incarner son image sur les réseaux sociaux. C’est déjà bien me direz-vous, mais probablement pas suffisant.

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Enfin, cette inclusivité désormais revendiquée se vit-t-elle également au sein même des entreprises ? La photo de famille des collaborateurs du Slip Français diffusée maladroitement par l’entreprise sur les réseaux en septembre 2019 et sur laquelle pas un seul collaborateur noir n’apparaissait laisse penser le contraire. A défaut de parler de révolution, parlons plutôt en France pour le moment d’une évolution du secteur.

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A l’international, la montée en puissance de cet impératif d’inclusivité est en train de faire sa première victime de poids: Victoria’s Secret. Longtemps leader de son secteur, en faisant l’apologie pendant des années de corps jeunes, maigres et blancs dans leur grande majorité, la marque aux célèbres « anges » connait désormais des pertes record et est montrée du doigt par une partie de l’industrie. Peu aidée il est vrai par les accusations d’attouchements répétés à l’encontre de son directeur marketing Ed Razek, ni les propos transphobes de ce dernier. L’homme a depuis quitté l’entreprise.

En mars de cette année, afin de remonter la pente et prendre le train en marche, Victoria’s Secret a révélé sa dernière campagne publicitaire mettant en scène une ancienne top désormais cinquantenaire, Helene Christensen, une modèle transgenre et des modèles « plus-size ». Difficile de ne pas y voir une grosse dose d’opportunisme.

A l’inverse le show festif, spectaculaire et d’une incroyable modernité de Rihanna pour sa marque de lingerie Savage x Fenty, lors de la dernière fashion week de New York (et visible sur Amazon Prime depuis le 20 sept 2019), aura marqué les esprits. En quelques minutes, il s’est imposé comme une référence en matière d’inclusivité, mettant puissamment à l’honneur tous les genres et tous les corps. Sur scène, les tops Cara Delevingne, Joan Smalls, Gigi et Bella Hadid ont côtoyé, entre autres, l’actrice transgenre de « Orange is the New Black », Laverne Cox, la chanteuse Normani, la mannequin doublement amputée des jambes Lauren Wasser ou encore Aquaria, la drag queen qui a remporté la saison 10 de l’émission « RuPaul’s Drag Race ». Respect.

Nous évoquions un peu plus tôt la frilosité de certaines marques premium ou dites de luxe accessible, a fortiori françaises, pour franchir le cap. L’une des marottes encore trop souvent discutées par ces marques lors de prises de brief pour leurs campagnes et de réunions sur leur image, est la représentation de la femme française, réduite la plupart de temps à la parisienne. Pendant longtemps, la référence absolue fut Inès de la Fressange, mutée par la suite en Caroline de Maigret, et désormais représentée par Jeanne Damas. Toutes trois blanches, brunes, avec ce je ne sais quoi, cet effortless chic qui les caractérise tellement, enviées pour leur allure, leur silhouette, leur culture… Annonceurs, réveillez-vous ! Même si cette femme française existe bel et bien, elle ne peut être réduite aujourd’hui à cette unique représentation. La parisienne a le droit, elle aussi, à sa révolution. Une révolution de corps et d’esprit.

La journaliste de mode Alice Pfeiffer, autrice du livre « Je ne suis pas parisienne », l’a bien compris en s’interrogeant sur toutes les autres femmes françaises trop souvent moquées. sans la « cagole », la « cougar » ou la « beurette », la parisienne n’existerait pas. Une diversité qui reste encore par ailleurs trop peu relayée par les leaders de la mode presse. En 2019, sur le  les 10 numéros que comptait le célèbre et influent Vogue Paris, une seule modèle de couleur était en couverture : Adut Akech Bior, et encore dans le cadre d’un triptyque de covers.

En novembre 2019, c’est le magazine ELLE Germany qui créait le scandale en mettant en couverture de son spécial « Back to black » (dossier déjà controversé en soi) une mannequin blanche. Et pire, s’il en est, se trompait de nom pour désigner l’une des modèles à la peau noire mises en avant dans l’un des articles en la confondant avec une autre modèle noire…

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Aujourd’hui, une marque, à travers ses différentes prises de parole, doit se rapprocher de tous ses publics, et participer à une représentation plus fidèle de la société. Il ne s’agit plus de vendre un produit via une icône presque irréelle, mais de mettre en avant ceux que l’on ne voit pas assez ou que l’on ne veut pas voir. Avec le bon ton et le bon traitement, c’est là tout l’enjeu.

La publicité se doit de répondre à cet impératif d’inclusivité. Il faut que nous prenions tous conscience que nous sommes les moteurs de ce mouvement. Mais la démarche doit être la plus sincère et légitime possible, et ne pas se résumer à une posture de communication. Au risque de sonner faux et de s’attirer les foudres des consommateur.rices.

MR SHEEP TESTE LES REUNIONS VIRTUELLES

MR SHEEP TESTE LES REUNIONS VIRTUELLES 5184 3888 mrsheep
(peut-on rire de toux ?)
Durant le confinement, et encore maintenant de manière plus occasionnelle, l’équipe Mushroom s’est retrouvée lors de points hebdomadaires via l’application Zoom. Mr Sheep a particulièrement apprécié ces échanges qui lui ont permis de rester en contact avec le monde extérieur et de dresser, par la même occasion, une « fine » analyse psychologique de nos habitudes et comportements.

Que ce soit dans le cadre de mon travail, pour mes projets en freelance ou même pour mes rendez-vous avec des potes, les applications de visioconférence ont été mes meilleures copines pendant le confinement et continuent encore aujourd’hui à me tenir compagnie lorsque la flemme d’entamer des vraies relations humaines prend le dessus.

En effet, on s’habitue vite au virtuel même si les gens vous affirment mordicus le contraire ! De plus, que ce soit pour le travail ou pour les relations plus « intimes », cet exercice permet d’en connaitre davantage sur la personne et son environnement.

La visio génère de nombreuses situations incongrues, tant le changement a été brutal pour la plupart des organisations. Que ce soit un enfant qui passe voir ses parents, un conjoint dans une drôle de tenue en arrière-plan ou des quiproquos à n’en plus finir, ….

On a tous entendu parler, par exemple, d’un cadre Microsoft qui, pendant la réunion, s’est transformé en pomme de terre et qui, ne comprenant pas comment désactiver le paramètre, est resté ainsi pendant toute la durée du meeting.

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Terrain socio-culturel par expérience, la visio fait rentrer plus que jamais dans l’intimité des personnes qui, pour la plupart, ne sont pas habituées/disposées à se mettre aussi « à nu », au sens propre comme figuré (qui n’a jamais conduit des réunions avec une veste sur un caleçon par flemme de s’habiller complètement ?)

Et cette incursion du bureau dans la vie privée peut aussi créer des tensions. Les échanges en ligne permettent de voir que nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne et la comparaison sociale peut être source de frustration.

Par ailleurs, certaines applications de visioconférence proposent de changer ses fonds d’écran avec d’autres proposés par l’application et qui reproduisent, par exemple, l’atmosphère d’un salon cosy londonien ou d’un appartement newyorkais, afin de ne pas dévoiler les recoins de notre salon qui, pour la plupart d’entre nous, ne sont pas toujours très « instagramables » !

Zoom, quant à elle, intègre également une fonction pour retoucher son apparence. Vous avez fait une grosse soirée ? Entendez par là, avez-vous joué au poker en ligne jusqu’à 4 heures du matin ? Le filtre vise à adoucir votre apparence pour vous donner l’air frais et reposé. Par contre, les résultats ne sont pas toujours à la hauteur, photo ci-dessous à l’appui.

Mr Sheep, Mister Sheep, Mushroom, Cabinet de recrutement, chasseurs de têtes, chasseur de tête, communication, marketing, digital, innovation, technologie, Vivatech, agence, annonceur, Start up, agences, annonceurs, web, design, création, direction artistique, directeur artistique, expérienceMais le plus intéressant, reste l’analyse des traits de personnalité que ces réunions à distance mettent en avant.

Parmi les « best » profils on trouve « le comique », celui qui, en somme, avance une blague ou une anecdote bien placée pour détendre l’atmosphère pendant une réunion.

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Fait partie également des meilleurs profils, le « De Vinci » : véritable spécialiste des outils visio, il a “l’art de mettre sur papier ce qui a été dit, et sait comment utiliser le tableau blanc virtuel ou l’outil d’annotation dans chaque application de visioconférence”. De quoi faire avancer la conversation bien plus rapidement.

Par contre, parmi les pires comportements, nous trouvons les « je sais tout » : ils s’imposent souvent dans la conversation, quitte à couper la parole, pour faire part de leur opinion qu’ils estiment être plus pertinente que celle des autres, collègues et managers compris.

Un autre personnalité néfaste est  celle « du bruyant » : bruits de clavier, aboiements, sonnerie de téléphone… rien de pire lors d’une réunion que d’entendre tous ces bruits de fond. Pourtant censés avoir l’habitude des réunions à distance désormais, il peut arriver que certains oublient parfois de désactiver leur micro.

Bref, heureusement que la vie active a repris son cours avec, en prime, les vraies réunions ! Mais si toutefois vous êtes encore conviés à un meeting en visioconférence, voici mes meilleures excuses pour y échapper :

  • La technique de la batterie faible (incontournable !)
  • La technique de la « frozen face ». La méthode demande quelques compétences théâtrales puisqu’il s’agit de simuler un problème de connexion Internet. En pleine visioconférence, on arrête de bouger comme si l’image se figeait à cause d’un WiFi défaillant. Il suffit ensuite de cliquer sur le bouton pour quitter la réunion. Un message d’excuse incriminant la bande passante et le tour est joué.
  • La technique de la « déconnexion par étape ». On disparaît petit à petit, jusqu’à se faire oublier. On coupe d’abord le micro, puis la caméra, jusqu’à quitter en douceur la conversation de groupe sans avoir à trafiquer un mensonge. Oui, c’est lâche mais apparemment efficace. Et autant en profiter maintenant car en post-confinement, il sera encore plus difficile de refuser des invitations sans froisser personne.

Bêlement vôtre,

Mr Sheep

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