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avril 2019

MR SHEEP TESTE LE TELETRAVAIL

MR SHEEP TESTE LE TELETRAVAIL 780 450 mrsheep
(ou comment rester en pyjama toute la journée)
On a lancé un défi à notre Mr Sheep. Celui de tester une journée de télétravail. Il a tout de suite accepté le challenge (le contraire nous aurait étonné) et il nous raconte son périple entre la tentation du frigo et les balades avec Heidi…

 

Mushroom m’a proposé de bosser le vendredi en « mode télétravail ».

Puisque le week-end je devais aller voir ma grand-mère habitant près de Lyons La Forêt, j’en ai profité pour prendre ma voiture tôt le matin et, 1h30 plus tard, m’installer confortablement devant la cheminée (avec mamie) pour travailler sur mes dossiers.

Les premiers avantages n’ont pas tardé à se manifester :

  • Un esprit de vacances : à tout moment, je pouvais arrêter de regarder mon écran et faire une petite balade dans les bois, suivi par Heidi, le chat de grand-mère. D’autre part, passer des appels tout en mangeant une tarte aux groseilles n’a pas de prix.
  • Un grand sentiment de liberté : oui, je dois l’avouer, j’ai troqué mon beau costume en faveur d’un jogging très confortable (mais moins efficace en terme de séduction, je vous l’accorde).
  • Un silence « hors norme » : exit les ragots de couloir, les coups de fils (ou les coups de gueule) bruyants, la queue pour aller aux toilettes… Seul j’étais ! (Et en plus, mamie est sourde !).

Tous comptes faits, et cela malgré mes pauses régulières pour profiter du cadre, j’ai été plus performant qu’en travaillant au bureau. Déjà, j’ai épargné mes trois heures de transport quotidiens. Ensuite, j’ai été perturbé uniquement par les passages de « grandma » (qui somme toute est très silencieuse), ce qui m’a permis de me concentrer davantage et de produire plus qu’en étant dans mon open space.

Cependant, quelques points négatifs ont perturbé cette fantastique journée :
  • Un sentiment de culpabilité, qui a engendré un surplus de travail afin de démontrer à mes boss que je pouvais (bien) travailler de chez moi !
  • Une sensation d’isolement : même Roger, le comptable, habituellement évité pendant la pause café du fait de ses blagues douteuses, me manquait quand même un petit peu.
  • L’appel trop vaste des tentations : ni vu, ni connu, commeon dit. De ce fait, j’ai, à plusieurs reprises, eu envie de (ordre pas forcement chronologique) :

–> Aller me poser dans le petit bar du village pour boire une mousse ;

–> Faire ronronner Heidi plus que nécessaire ;

–> Faire des courses pour mamie ;

–> Manger ;

–> Manger ;

–> Manger…

–> … Digérer avec une sieste bien méritée…

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Enfin, puisque je suis là pour ça, voici mes conseils pour réussir pleinement cette journée de télétravail :
  • Prenez quand même votre douche au réveil (ça aide à vous mettre « dans le bain », si je peux me permettre le jeu de mot)
  • Habillez-vous comme pour aller au travail ou, du moins, habillez-vous !! On se sent moins crédible pour parler au téléphone avec le patron d’une agence quand on est en caleçon!
  • Créez un environnement de travail adapté : même si vous pouvez taper sur votre ordinateur en restant couché sur votre lit, cela peut nuire (sur le long terme) à votre productivité.
  • Listez vos distractions : pour éviter de craquer, définissez en amont toutes les choses que vous avez envie de faire. Puis, insérez-les dans votre planning, dans les plages les plus « opportunes » (début de journée, pauses, déjeuner, fin de journée). Vous aurez ainsi la conscience apaisée : ces divertissements viendront rythmer positivement votre journée et ne seront plus vus comme des tentations.

Sur ce, j’y retourne. Ce soir, on regarde Le Petit Chaperon Rouge avec mamie !

Bêlement vôtre,
Mr. Sheep

MR SHEEP TESTE VIVATECH

MR SHEEP TESTE VIVATECH 1024 768 mrsheep
(parce qu’il n’y a pas d’innovation sans motivation)
Nous avons demandé à Mr Sheep de se débrouiller pour rentrer à Vivatech, les places étant très chères ! Et il a fait preuve d’une réelle intelligence (du coup, non artificielle) afin d’accéder au grand raout de l’innovation française !

Dernier arrivé, dernier servi ! Chez Mushroom ce dicton ne fait pas exception ! J’ai exprimé à mes boss le désir de visiter le salon Vivatech, mais un rapide « coût » d’œil aux prix d’entrée et je connaissais déjà leur réponse… D’autant plus qu’ils ont pu obtenir le graal par un de leurs clients… Fastoche !

Qu’à cela ne tienne ! Je me suis inscrit à tous les jeux concours online existants afin d’obtenir un pass et, magie d’Internet, j’ai pu en gagner ….DEUX ! Spéciale dédicace à Maddyness (cœur avec les doigts) et grosse tape de bienveillance sur l’épaule à moi-même et à toute la génération Y !

J’ai donc pu me rendre à Vivatech, le cœur en émoi, vendredi matin et, rapidement,  je me suis rendu compte que les organisateurs savaient créer l’ambiance…. Avec des interminaaaaaaaaables files d’attente ! Mais, comme en boîte de nuit, plus longue est la queue dehors et plus grande est la probabilité de rentrer dans un « club select » (et de pécho). J’ai pris, ainsi, mon mal en patience, en pensant aux délices de l’innovation française qui m’attendaient à l’intérieur !

A côté de moi, par contre, il y avait un monsieur qui n’avait pas l’air d’apprécier :  » On se croirait au Salon de l’Agriculture de la Tech, dis donc ! »…

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Je n’ai malheureusement pas pu tout faire : trop de monde, trop de choses à voir, trop de travail au bureau….

Mais parmi mes « best of », on peut déjà citer une partie d’échecs avec le grand Kasparov ! Lequel « s’amusait » à jouer « en live » avec 8 prétendants simultanément, dont une jeune fille d’environ dix ans (qui, par ailleurs, est restée parmi les derniers concurrents en piste). Vive la génération Z, cette fois !!!

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Ensuite, en me baladant sur le salon, je tombe sur une enthousiasmante démonstration, au stand EDF, de leur robot ANYmal, capable d’évoluer dans des environnements complexes…. Extrêmement réaliste dans ses mouvements ! Je vous laisse juger dans la vidéo ci-dessous :

Tellement impressionnant que la phrase de Justin Trudeau, Premier Ministre du Canada, revêt tout son sens : «Le fossé entre le monde virtuel et le monde réel n’existe plus. Nous devons être sûrs que nos valeurs ne disparaitront pas avec lui. »… A méditer ….

Il y avait aussi Twinswheel, le robot made in Lot, inspiré par R2D2, et sur lequel on pourra compter pour le transport de nos courses, si toutefois la force n’est plus avec nous !

Une autre découverte a été … La bière ! Non, non ! Pardon ! La start-up israélienne Ripples qui a conçu une machine qui imprime images, logo et mots sur la mousse des cappuccinos, bières, etc. Nous avons pu donc profiter d’un coktail à la fraise avec notre autoportrait, dans le bar The Chill dans le Hall 2 de VivaTech.… Pour la modique somme de 15 euros ! Mais le génie et l’innovation n’ont pas de prix, n’est-ce pas ?

Mais Vivatech, heureusement, n’est pas que l’univers de l’intelligence artificielle ou de la réalité virtuelle… Il existe aussi des choses simples qui se basent sur des idées ingénieuses. C’est ce qu’on appelle la « low tech » et en voici quelques exemples rencontrés lors de notre balade technologique :

Jaab : Conçu par la Poste, ce galet en plastique qui peut prendre une forme de panda ou de pastèque dissimule en réalité un porte-monnaie électronique pour les enfants et les ados. Grâce à une application, les parents créditent l’objet d’une somme d’argent allant de 1 à 250 euros. Et cet argent de poche, les enfants peuvent le dépenser à leur guise comme s’ils avaient leur propre carte de crédit. L’objet est en effet compatible avec tous les terminaux de paiement sans contact.

Ca change de la fameuse tirelire qu’une fois cassée nous permettait d’aller chercher nos précieux cadeaux, les poches lourdes de pièce d’un euro, comme si on avait des cailloux dedans !

Naox : imaginée par un ancien banquier passionné de course et de randonnée, cette casquette en apparence normale renferme une surprise : un petit levier qui fait sortir des lunettes de soleil intégrées !

Certainement l’innovation la plus insolite (mais pas la moins pratique !) de Vivatech.

Bref, le salon a été pour moi un vrai concentré de geekeries, de drôleries, de nouveautés, d’inutilités parfois, mais toujours d’émerveillement ! Comme un petit mouton dans sa prairie !

Et pour finir, je vous laisse avec une belle réflexion du CEO d’Avast, Vince Steckler :

« Il y a encore quelques années, le seul problème que vous pouviez avoir avec votre machine à café était qu’elle confonde un americano et un espresso. Aujourd’hui vous craignez davantage la faille de sécurité qui pourrait permettre à un hacker de prendre le contrôle total de votre maison. »

Bêlement vôtre,
Mr Sheep

L’ACCELERATION DU MONDE EST UNE ILLUSION

L’ACCELERATION DU MONDE EST UNE ILLUSION 7360 4912 mrsheep
Frédéric FRERY
Professeur à ESCP Europe *

Comme vous l’avez certainement constaté, beaucoup d’articles de management, d’innombrables discours de dirigeants et quasiment tous les rapports de consultants ont à peu près la même phrase d’introduction, du type : « Alors que des vagues d’innovations bouleversent les positions concurrentielles, l’incertain est devenu la norme et les entreprises doivent constamment se réinventer. »

Par opposition à un passé supposé stable et prévisible, notre époque serait soumise à la volatilité, à l’incertitude, à la complexité et à l’ambiguïté.

Dans ce contexte, les solutions du passé seraient désormais obsolètes : à l’avantage concurrentiel – longtemps présenté comme le Graal de la stratégie – il faudrait préférer l’avantage temporaire, seul adapté à un monde intrinsèquement turbulent. Plus rien n’étant durable, l’innovation et l’agilité devraient se substituer à la construction d’une stratégie pérenne.

Et si tout cela n’était qu’une illusion ?

Bien sûr, les déboires de Kodak, de Nokia ou de BlackBerry soulignent que, de nos jours, même les succès les plus éclatants ne sont pas définitifs. Cependant, l’histoire montre que de tels effondrements ont déjà eu lieu dans le passé. Bien sûr, Google, Facebook ou Airbnb illustrent la vitesse à laquelle les start-up peuvent désormais accéder au rang de géants mondiaux. Cependant, c’est oublier que Ford a fait de même dans les années 1910, sa part de marché aux Etats-Unis ayant bondi de moins de 10% à plus de 60%.

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Au passage, entre 1900 et 1910, au-delà de l’automobile, une incroyable série d’innovations a secoué le monde, aux premiers rangs desquelles l’usage domestique de l’électricité, le téléphone, la radio, l’avion, le cinéma ou la chimie fine (dont les vaccins et l’aspirine). De même, l’immédiateté des communications n’a rien de récent : dès 1794, grâce au réseau de sémaphores des frères Chappe, neuf minutes suffisaient pour transmettre un message entre Paris et Lille. En 1834, des escrocs sont d’ailleurs parvenus à pirater ce réseau pour spéculer en Bourse, préfigurant les hackers d’aujourd’hui.

Par bien des aspects, notre époque est même plus placide que celles qui l’ont précédée.

Sur le plan économique, l’évolution du cours de l’euro nous semble erratique, au point que certains doutent de sa pérennité, mais c’est oublier qu’entre 1919 et 1923, le taux de change du mark est passé de 4 marks pour 1 dollar à 4 200 milliards de marks pour 1 dollar. On pourrait ajouter qu’entre 1915 et 2015 l’espérance de vie dans le monde a gagné trente ans (de 51 ans à 81 ans) et le taux d’alphabétisme a crû de 53 points (de 32% à 85%).

Comme l’a dit Bill Gates : « Même si cela semble fou, c’est vrai : nous vivons la période la plus pacifique de toute l’histoire de l’humanité.

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Notre époque est bien incertaine, mais elle ne l’est pas plus que toutes celles qui l’ont précédée. Savez-vous qui a déclaré : « Avant, les événements qui se déroulaient dans le monde n’étaient pas liés entre eux. Depuis, ils sont tous dépendants les uns des autres » ? Ce n’est ni Elon Musk, ni Mark Zuckerberg, mais l’historien grec Polybe… il y a 2 200 ans. S’intéresser à l’histoire, à l’économie et à la stratégie, c’est comprendre que l’incertitude est consubstantielle de l’évolution du monde. Postuler qu’aujourd’hui est plus incertain qu’hier, c’est être au mieux myope, au pire amnésique.

Frédéric FRERY. Professeur à ESCP Europe où il est directeur académique du European Executive MBA. Ses recherches portent sur l’innovation stratégique et il est notamment co-auteur de Stratégique, le manuel de stratégie le plus utilisé dans le monde francophone. Il est également professeur à l’École Centrale Paris et expert auprès de l’Association Progrès du Management (APM) depuis 2000.

Source : Harward Business Review

L’IMPORTANCE D’ETRE « INSURGENT »

L’IMPORTANCE D’ETRE « INSURGENT » 1200 675 mrsheep
Etienne TURION
CEO Webhelp Entreprises

Bain & Company a créé le concept de founders Mentality qui désigne les entreprises en forte croissance mais confrontées à des problématiques d’organisation.

Comment gérer cette progression tout en gardant l’agilité des « premières générations » ayant intégré l’entreprise. Cela a été résumé en un mot-clé : INSURGENT !

En 11 années passées au sein de Webhelp, j’ai pu vivre la transformation importante d’une structure qui a évolué de 3 000 à 55 000 collaborateurs ! Dès le début de l’aventure, Les deux co-fondateurs de Webhelp étaient focalisés sur l’esprit entrepreneurial, l’agilité.

Etant extrêmement attachés à cette notion, ils ont mis en place des programmes internes « insurgent », dans l’objectif d’ancrer les collaborateurs sur cette vision.

J’ai un mémoire un épisode assez récent que j’ai vécu et qui résume parfaitement la démarche « insurgent ».

Nous avions gagné, à l’époque, un gros appel d’offre avec un acteur américain spécialisé dans le IT, et cela à Athènes en Grèce, pays où Webhelp ne possédait aucune filiale. Il s’agissait alors, dans une période déjà assez réduite de trois mois (imposée par le client), de monter toute l’entité légale, de recruter les collaborateurs, de trouver les locaux, d’installer les infrastructures…

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En raison de problèmes internes, le client lors d’une réunion dans une salle d’hôtel à Athènes nous annonce ainsi que les opérations doivent commencer… DANS UN MOIS et demi !
Que faire ?

Nous avons, dans un premier temps, interrompu la séance afin de faire le point entre nous et de ne pas nous engager sur un timing que nous ne pouvions pas, décemment, respecter…

Face à cette situation de crise, le mot « insurgent » prend tout son sens. Soit, en effet, nous décidions de suivre les process (lourds) d’une structure de 55 000 personnes, soit nous options pour une méthode plus agile qui, dans les faits, « bypassait » un certain nombre de démarches internes.

Bien évidemment, avant de nous engager sur cette deuxième option, nous avions obtenu l’approbation de notre président qui, comprenant parfaitement la situation et analysant rapidement les risques mais également les bénéfices, nous a donné son « go ».

C’est à ce moment qu’une période très intense mais excitante a commencé, à Athènes, en pleine été !

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Une fois les locaux trouvés, nous avons été confrontés à d’importants travaux à effectuer, mais les ouvriers grecs en cette période estivale ne voulaient pas s’engager sur ces délais très serrés.

De ce fait, nous nous sommes retournés vers une main d’œuvre tchèque : 15 personnes sont arrivées depuis Prague, en fourgonnette, afin de travailler juillet et août pour la refonte des locaux.

En même temps, nous avons commencé à effectuer les entretiens, dans des conditions spartiates, au sein de salles de réunion d’hôtel, jusqu’à recruter une équipe de 100 personnes !

Ensuite nous avons trouvé des locaux temporaires pour les installer et assurer la business continuité pour le client…

En parallèle, nous avons mis en place toute la partie légale, paye, comptable, … dans un pays où notre marque n’était pas connue…

Le résultat de cet été passé en Grèce a été positif : nous avons tenu nos engagements en ouvrant les opérations 1,5 mois après le Go client. Une équipe Webhelp multiculturelle s’est retrouvée sous pression, mais très soudée. Le client a vu, en cette réactivité hors pair, une marque de confiance !
C’est ça l’esprit insurgent : l’agilité des structures courtes avec les moyens des grandes !

DE L’INVENTIVITE

DE L’INVENTIVITE 4368 2912 mrsheep
Charlotte HOANG BITAR
Fondatrice et Présidente – AGENCE HIPPIE

Je me suis demandée pourquoi je parlais beaucoup plus volontiers d’invention quand j’évoquais la façon de conduire ma vie, de gérer mon agence, d’être une maman, une manager, que sais-je encore.

Car oui, j’invente beaucoup.

Je n’ai pas eu la chance d’avoir des parents modélisants  ou un manager inspirant, ni même un mentor pour me guider. Je n’ai ni religion, ni conviction politique viscéralement chevillée au corps. Par conséquent,  j’ai eu à inventer ma vie et ma carrière.

Dans le mot invention il y a la notion  d’ouverture et d’imaginaire. Un peu comme si l’aventure sans arrêt nous appelait. Inventer c’est se jeter dans l’inconnu avec courage, énergie et créativité. 

Je dis à mes collaborateurs, aux candidats : inventez ! Ici point de  job description ou  de moule dans lequel se fondre, je ne lis pas les CV et l’égrenage des expériences professionnelles ne m’intéresse pas. Il n’y a pas qu’une façon d’être account manager, ou directeur de production. Il faut inventer une relation au réel, au client, au sujet.

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Inventer avec ce que l’on a au fond de soi , un savant mélange d’intuition, d’imagination,  de compétences et d’adaptation au réel.

Je m’amuse quand on me dit qu’un chef d’entreprise doit participer à des conférences, faire 3 déjeuners par semaine ou passer son temps à animer son réseau. Avec un père médecin et une mère sans emploi, je me suis inventée professionnellement. j’ai tenté le concours du Celsa après des études de géopolitique sans avoir aucune notion de marketing.

J’ai découvert avec émerveillement  la com à 24 ans en dévorant le Que Sais-Je sur « les métiers de la communication ». Je suis devenue journaliste au Monde sans jamais avoir étudié le journalisme. Je donne des cours en MBA sur la créativité et la datavisualisation et je ne sais pas dessiner. J’ai inventé la chef d’entreprise que je suis en puisant dans mes valeurs humaines, dans mon coeur … mixées à quelques notions apprises à HEC.

J’apprends chaque jour de mes erreurs qui sont nombreuses, heureusement. En mode « live and learn », j’invente l’agence Hippie. J’invente ma vie. Car ce que je crois au delà de tout c’est que tout est toujours possible. Avec un peu de courage et beaucoup d’inventivité.

L’AGILITE DU BOARD

L’AGILITE DU BOARD 5628 3752 mrsheep
Manuel DIAZ
Président Emakina.fr

Nous vivons actuellement dans une économie « en accélérée ». Qu’il s’agisse de services ou de produits, les mutations sont extrêmement rapides. Prenez, par exemple, l’industrie du luxe et comparez le nombre de défilés d’il y a 20 ans à celui d’aujourd’hui. Ce chiffre est multiplié par 10 !

Dans l’univers des nouvelles tehnologies, un nouvel IPhone est proposé a minima tous les ans….

Dans les services, c’est exactement la même chose. Une fois une prestation vendue, il faut suivre le client, répondre à ses questions, vérifier les usages, être réactif sur le SAV, etc.

Nous subissons, en somme, une économie qui a un rythme cardiaque beaucoup plus élevé qu’auparavant.

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Les structures ont, ainsi, instauré des systèmes afin  de produire par itérations, plus rapidement et sur des cycles plus courts. C’est ce qu’on appelle, depuis quelques années maintenant, « l’agilité » .

Mais le paradoxe de cette organisation est que le top management ne fonctionne absolument pas en « mode agile ». Le board agit encore dans des cycles en V où il élabore des « roadmaps » pour l’année entière. Il prédit, en somme, une réalité « mouvante » q4 en janvier !

Donc nous avons, par définition, des équipes opérationnelles qui travaillent en agilité et un top management qui réside encore dans un système de pilotage très classique.

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Alors, la question clé est : « Comment peut-on faire travailler aujourd’hui un board en agilité ? »

Est-ce qu’on permet à l’opérationnel d’interpeller un comité de direction, de créer un ticket d’incident pour attirer l’attention du top management sur un sujet ? Et comment peut-on traiter cet incident dans un délai d’une semaine, dix jours, maximum (ce que nous demandons habituellement à nos équipes opérationnelles) ?

Déjà, posons-nous une autre question fondamentale… Pourquoi le board n’est-il pas capable de travailler en agilité ?

Parce que, tout simplement, le top management n’est souvent pas formé à ces méthodes et se protège d’une certaine manière en s’exposant le moins possible car l’agilité implique le fait de prendre des risques !

Une récente enquête Ifop met en avant le fait qu’actuellement, en France,  il y a 3 millions d’employés en souffrance au travail. Les causes :

  • Un manque de réactivité de l’organisation dans laquelle ils évoluent.
  • Une certaine absence de reconnaissance. Seulement 44 % jugent en effet que leur travail est reconnu à sa juste valeur par leur entreprise. Un faible score, d’autant plus frappant quand on le compare aux autres pays : 20 points de moins qu’au Royaume-Uni et 30  de moins qu’en Allemagne et aux États-Unis. « Nous nous trouvons en France dans une situation de déséquilibre où les salariés jugent leur travail utile, mais la reconnaissance associée insuffisante », dit le rapport. « L’écart entre utilité perçue et déficit de reconnaissance se conjugue avec les tensions liées à l’intensification du travail et aux concurrences internes. »

Cette reconnaissance, dont le manque est intimement lié à l’incapacité de réactivité du board, doit être distillée au quotidien. Il est ainsi nécessaire de rencontrer les équipes toutes les semaines, d’échanger avec les opérationnels a minima une fois par mois,…

Combien de sociétés se basent encore sur le fameux entretien annuel !

De plus, nous assistons à la présence accrue de « slash generations » dans nos équipes : des personnes qui multiplient les jobs, les passions, les activités annexes… Qui deviennent freelances et/ou qui montent des sociétés en parallèle ! Et ce multi-tasking demande une qualité relationnelle forte,  implique que le management tienne compte de la réalité mouvante de son organisation pour s’adapter à ces nouveaux formats de collaboration.

Et l’énorme enjeu auquel nous assistons, qui est notamment fortement ancré dans la culture française, est de sortir de cette vision pyramidale où plus on monte dans la hiérarchie, plus on est protégé et moins on est responsable. C’est ainsi l’antithèse du bon sens : normalement, être dirigeant signifie être responsable de ce qui ne fonctionne pas et être celui que prend les risques !

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« Gouverner c’est prévoir ! ». Le rôle d’un dirigeant c’est d’anticiper, de permettre à la base d’interpeller son top management, de diminuer au maximum le nombre de strates entre le board et le bas de l’organisation.

C’est ce qui disait Steve Jobs : « Je veux qu’Apple devienne la plus grande start up de la planète ! » .

Et savez-vous combien de comités de direction il y a chez Apple ? Zéro !

Il existe un CEO et des vice-présidents (en charge du hardware, du software,…). Ces VP s’appuient sur leurs équipes opérationnelles et, toutes les semaines, se réunissent afin de relater l’avancement du projet ». Et le travail du CEO est d’assembler ces voix ! De les orchestrer pour que cela puisse composer une belle harmonie !

On n’engage pas des collaborateurs pour leur dire ce qu’ils doivent faire, on les recrute pour qu’ils participent activement au projet. Si nous ne sommes pas prêts à accueillir cette contributon et à l’entendre alors on s’entoure de faire-valoir qui laisseront les dirigeants se planter… En beauté, à défaut d’être agiles !

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